Publié dans Politique

Eliminatoires mondial 2022 de football - Le Président Rajoelina remonté contre la Fédération malagasy

Publié le lundi, 30 août 2021

Indépendante. Le Président de la République Andry Rajoelina respecte les autorités du ballon rond malagasy et leur indépendance dans la gestion sportive. Il l’a d’ailleurs martelé, hier, lors de son arrivée de France d’où il a fait le voyage retour avec des Barea expatriés. Seulement, le Président s’est plaint des comportements de certains membres de la Fédération nationale qui de cette indépendance, si chère au milieu sportif, semblent irrespectueux et ingrats envers les dirigeants du pays en général et du Président de la République en personne.

Celui-ci n’a pas été, et pas du tout, tendre avec ces « brebis galeuses » à l’aéroport international d’Ivato. « Si le football malagasy a tardé à trouver sa place, c’est que l’Etat et la fédération n’ont jamais su travailler ensemble. Aujourd’hui, nous faisons tout pour que la sélection nationale soit une référence mais quelque part, pour des motifs personnels ou de haine envers untel ou untel, certains rament à contre-courant. Je n’admets pas un tel comportement qui pourrait nuire à nos efforts. Vous les membres de la Fédération devraient être fiers maintenant que le match des Barea contre le Bénin se joue à huis clos. Bravo à vous », tonne le Président de la République. Une concertation entres les Malagasy aurait été judicieuse pour faire bloc devant la CAF ou la FIFA.  

Ce n’est pas la première fois que le Président de la République se dit être vexé par cette manière de la Fédération de faire cavalier seul. Le limogeage, sans concertation, de Nicolas Dupuis au lendemain de l’élimination de la CAN 2021 en est une.

De tous les Présidents qui se sont succédé à la tête du pays en effet, à l’exception de Didier Ratsiraka, Andry Rajoelina est celui qui a fait beaucoup pour le football malagasy et surtout pour la sélection nationale. L’ancien président de la FMF et non moins past-président de la CAF, Ahmad, l’a affirmé maintes fois publiquement. Lui qui durant ses douze années à la présidence de la Fédération nationale n’a eu la moindre once de l’Etat et a été victime des coups bas inimaginables dont le summum a été sa destitution par le ministre des Sports du régime de Marc Ravalomanana. Depuis l’arrivée d’Andry Rajoelina au pouvoir, la relation entre la Fédération et l’Etat a changé complétement vers le bon sens. La campagne africaine des Barea en 2019, la prise en charge d’une grande partie du salaire de l’ancien coach, Nicolas Dupuis, la participation financière de l’Etat aux déplacements internationaux de l’équipe nationale et la construction du stade des Barea constituent les preuves de cette implication de l’Etat. Implication et non immixtion, le Président Andry Rajoelina adhère à ce principe.

La Rédaction

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Editorial

  • Désagrément séculaire
    Antananarivo, la ville basse, vit tous les ans les difficultés humainement gênantes dues aux caprices des eaux en période de pluie. En 1610, quand le Roi Andrianjaka, le demi-frère d’Andriatompokoindrindra, se décida de déménager le chef-lieu de son royaume d’Ambohimanga, à Analamanga, il ne comptait pas, à jamais d’ailleurs, s’installer sur la vaste plaine de Betsimitatatra mais il choisit le site d’une colline hautement perchée surplombant ladite plaine. Un choix délibéré et assumé ! Notons qu’Analamanga n’était pas un lieu inhabité. A son arrivée, des occupants s’y installaient déjà : les Vazimba. Ces derniers y vivaient paisiblement. Au moment où les guerriers – éclaireurs envoyés par le souverain d’Ambohimanga frappèrent à la porte, les Vazimba, premiers occupants de la Colline bleue n’ont pas déployé de la résistance. Ils obtinrent en revanche l’assurance de pouvoir se déménager à Antehiroka.

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