Publié dans Politique

Amélioration des conditions carcérales - Une prison de haute sécurité à Imerintsiatosika

Publié le vendredi, 17 septembre 2021

Une grande première dans le milieu carcéral à Madagascar. Une prison de haute sécurité vient d'ouvrir ses portes à Imerintsiatosika. Equipée de nombreux caméras de surveillance ainsi que de postes d'observation en hauteur (miradors), la prison rappelle une image digne des grands films hollywoodiens. Cette nouvelle infrastructure inaugurée par le Président Andry Rajoelina concrétise ainsi un autre de ses « Velirano ».

Durant son discours, le Chef de l'Etat a rappelé sa visite à la prison d'Antanimora au mois de novembre 2019. Une visite marquante car ayant permis au numéro un du pays de constater de visu les conditions désastreuses dans lesquelles vivent les prisonniers.  Dans cette prison au même titre que la maison de force de Tsiafahy, le taux de surpopulation carcérale est quasiment de 300%.  « Aller en prison revient pratiquement à aller directement en enfer. Pourtant, les établissements pénitentiaires doivent être un lieu de réinsertion et non de châtiment », a souligné le Président de la République dans son discours tout en annonçant la mise en place de nouvelles mesures pour améliorer les conditions des détenus dans le pays.

Le Président martèle que la construction de cette nouvelle prison entre dans le cadre de stratégies destinées  à l'amélioration des conditions carcérales à Madagascar pour un meilleur respect des droits humains ainsi qu'un renforcement de la lutte contre la corruption qui gangrène le milieu carcéral.

Meilleur respect des droits humains

Pour sa part, le ministre de la Justice, Imbiki Herilaza, fait savoir que « les prisons malgaches comptent actuellement plus de 29 000 détenus alors que leur capacité d'accueil est initialement de 11 000 détenus ». Pour anticiper tout risque de surpeuplement, le nombre de personnes qui seront incarcérées dans cette prison de haute sécurité sera limité à 480 pour le moment. La prison d'Imerintsiatosika est exclusivement réservée aux criminels et prisonniers dangereux. Il n'est plus à rappeler que d'autres prisons aux normes sont également en cours de construction dans d'autres régions. Une nouvelle étape qui conduira le pays vers un meilleur respect des droits humains, et particulièrement ceux des détenus.

Le Président a profité de l'occasion pour remettre des véhicules destinés à transporter les prisonniers vers le tribunal pour la maison de force de Tsiafahy et la prison d'Antanimora. Une promesse faite aux responsables de l'administration pénitentiaire durant sa visite à la prison d'Antanimora en 2019.

Toujours dans l'optique d'amélioration des conditions carcérales ainsi que l'optimisation de la réinsertion des détenus, le Président a annoncé la mise en place de camps pénaux où des activités comme l'agriculture, la formation professionnelle sont prévues pour les prisonniers.

La Rédaction

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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