Publié dans Politique

Délestage - Le courant passe mal avec les petits commerces

Publié le dimanche, 30 janvier 2022



« On récolte peu, mais on dépense beaucoup ne serait-ce que pour le carburant. Sans l’électricité, on ne gagne rien », déplore un gérant de cybercafé du côté d’Atsimondrano qui, comme la majorité des habitants de la Capitale, a dû s’adapter selon les moyens du bord pour garder son activité à flot. « Nous, ici, on perd la marchandise. Nous avons des problèmes avec nos fournisseurs. Prenez l’exemple de cette chambre froide. Elle n’a pas de groupe électrogène. Quand vous faites garder le poisson, vous êtes contraints de payer la glace », s’attriste un poissonnier d’Ambodin-Isotry. Comme ce petit commerçant, la propriétaire d’une station de service de lavage de voiture a dû mettre la moitié de sa petite équipe en arrêt de travail : « Cela fait deux semaines que l’électricité ne marche que trois heures  au maximum dans la journée. Nous ne pouvons rien faire devant cela. Nos machines de lavage prennent la poussière. Nous sommes obligés de refuser les clients alors que les charges locatives s’accumulent sans compter la facture alors que la JIRAMA est toujours ponctuelle malgré tout ça », s’insurge notre propriétaire. Ces petits commerçants font ce qu’ils peuvent pour maintenir la tête hors de l’eau malgré les contraintes journalières apportées par les délestages tournant qui sont inévitables pour le moment selon la JIRAMA.

Solution coûteuse

Effectivement, des alternatives existent face à ces coupures de courant intempestives. Cependant, ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre de se procurer les matériels électriques alimentés par l’énergie solaire ou autres système de stockage ou de générateur électrique. L’usage des panneaux solaires est pourtant primordial pour échapper aux problèmes persistants de l’approvisionnement en électricité sévissant dans la Grande île. « En tant que travailleur indépendant, mes clients, majoritairement installés à l’étranger ne veulent rien savoir de ce qui se passe chez nous concernant ces black-out, délestages ou autre coupure technique. Ce qu’ils veulent, c’est juste que le travail soit accompli et quand on est payé au prorata, il est difficile de survivre en ces temps de crise énergétique », explique un travailleur en freelance. D’après quelques petites observations sur le marché, le plus simple modèle d’onduleur, qui peut supporter tout juste un ordinateur de bureau, coûte près de 300 000 ariary aujourd’hui. Un autre modèle un peu plus destiné à un usage professionnel pour un peu moins d’une dizaine de personnes est déjà affiché à près de 8 millions d’ariary chez les magasins spécialisés et ne parlons même pas des prix des matériels solaires qui étaient tout de même exemptés de taxe à un moment. Pour une batterie de 150Ah, il faut prévoir un peu plus d’un million d’ariary. C’est littéralement la moitié du budget mensuel familial qu’il faudra débourser pour garantir la continuité de l’approvisionnement en électricité en cas de délestage. Ce sont donc, malgré tout, des alternatives coûteuses au vu du pouvoir d’achat du Malagasy lambda à revenu moyen. 

Hary Rakoto

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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