Publié dans Politique

Insécurité à Morondava et Mahabo - Le préfet décrète le couvre-feu

Publié le dimanche, 04 septembre 2022

Ces dernières semaines, l’insécurité a atteint un niveau particulièrement alarmant à la fois à Mahabo et à Morondava, au point que le préfet de cette dernière ville a pris une décision draconienne, afin au moins de réduire sinon endiguer le phénomène. Aussi, il a décrété un couvre-feu dans ces deux localités. Cette mesure était déjà entrée en vigueur au cours du week-end dernier.  Il est donc strictement interdit de circuler entre 21h et 6h du matin, sauf exception. «J’ordonne à tous les responsables concernés de se conformer à cette mesure et de surveiller son application », déclare en substance le préfet.

On peut dire aussi que cette mesure a notamment été prise à la suite du sanglant raid mené par 70 dahalo, une violence qui a coûté la vie à un expatrié français répondant au nom de Patrick Joseph Agopian (67ans) à Ankijabe, Mahabo, le 2 septembre dernier. Mais l’agression mortelle du Franco-arménien a poussé les Forces de sécurité et de défense à déclencher une chasse à l’homme pour retrouver les auteurs du crime.  Vendredi soir dernier, il s’en était suivi un violent affrontement ayant opposé les dahalo aux Forces et au cours duquel, un gendarme connu familièrement des habitants de la région, sous le nom de chef Roberto, et deux éléments civils de l’auto-défense villageoise, ont été tués.    L’échange de tirs a également provoqué la blessure chez un capitaine de la Gendarmerie et sur un caporal de l’Armée. 

Le face-à-face entre les assaillants et les Forces de l’ordre était particulièrement brutal, reconnaît le préfet de Morondava. Il s’était déroulé à Ambolofotsy, quartier de Laijoby dans la Commune rurale d’Analaiva, District de Morondava, la nuit même du vendredi dernier. La brutalité de l’affrontement était telle qu’à part les pertes enregistrées du côté des Forces de défense, elles étaient bien pire, côté assaillants : 13 d’entre eux ont été mis définitivement hors d’état de nuire, l’un ayant été éliminé en premier, et durant le bref accrochage l’ayant opposé à la victime, c’est-à-dire ce patron français d’une PME d’Ankijabe, et qui était aidé par les Zama, ou auto-défense d’Ankijabe, la matinée du vendredi dernier. « A trois reprises tout au long de cette nuit du vendredi, les gendarmes et militaires ont accroché les assaillants. Cela explique le nombre élevé des victimes tuées », conclut le maire. Enfin, l’opération militaire a toutefois permis de récupérer 80 zébus sur un total de 160 que les brigands ont volés, le troupeau appartenant à l’expatrié victime. 

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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