Publié dans Politique

Rabetsaroana Sylvain - Des contrats signés par le HVM ont plongé Madagascar dans un gouffre 

Publié le lundi, 10 octobre 2022

Rabetsaroana Sylvain répond à une frange minoritaire de l'Opposition qui remet en cause les « velirano » du Président et s'approprie les réalisations du régime actuel. Et ce, dimanche dernier, du côté du « by-pass », lors de la célébration de l'anniversaire de la création du kung-fu wisa à Madagascar. Toujours vexés par les déclarations du Président de la République qui a fustigé les anciens dirigeants pour les promesses non tenues auprès de la population, les dirigeants du précédent régime évoquent la continuité de l'Etat pour essayer de justifier que son régime y est pour quelque chose dans la réhabilitation de la RN5A notamment. Ils affirment que les réalisations du régime actuel sont issues d'accords signés avec le régime précédent. 

 

Sylvain Rabetsaroana, prenant la parole devant une assistance comprenant notamment des chefs de parti ou d'association, fait remarquer que le Gouvernement actuel bénéficie de la confiance des bailleurs de fonds. Raison pour laquelle le déblocage des financements a eu lieu sous l'actuel régime. Une manière sans doute pour lui de souligner que le précédent régime n'a pas eu cette confiance des partenaires techniques et financiers.

Il reconnaît en outre que de nombreux contrats ont été signés par les anciens tenants du régime. Cependant, la plupart sinon tous les contrats en question n'ont abouti à rien. Pire, certains ont fait rentrer le pays un gouffre dont on a du mal à s'en sortir jusqu'ici. Il rappelle notamment les contrats concernant les grandes mines ou encore le contrat pêche signé en Chine qui prévoit le déploiement de 330 bateaux dans les mers de Madagascar qui a conduit à l'accaparement des ressources halieutiques. Il pointe également du doigt le coût exorbitant de la construction de la route Tsarasaotra - Ivato, estimé à 20 millions de dollars durant la Transition et réalisé pour au moins deux fois plus cher, une fois le changement opéré à la tête du pays. Il dit aussi que si le régime précédent avait fait ça, la population lui aurait renouvelé sa confiance lors des dernières élections dans le pays. 

Manque de respect 

Rabetsaroana Sylvain, sur la concertation nationale souhaitée de tous ses vœux par l'Opposition, réplique que Madagascar n'est ni en situation de crise politique ni dans une situation de guerre civile pouvant motiver une telle initiative. Il rappelle que la population malgache, lors des élections présidentielles de 2013 et 2019, a choisi ses dirigeants. Il indique que les demandes de concertation nationale sont des tentatives de créer des troubles et visent uniquement à un partage de sièges. Il en appelle les politiciens à attendre les élections de 2023 et à faire une concertation avec leurs électeurs au moment du scrutin. 

Sylvain Rabetsaroana estime par ailleurs préférable que la communauté internationale s'abstienne de faire des commentaires tendant à l'interférence dans les affaires internes du pays, notamment les élections de 2023. Il serait selon lui plus approprié que ceux-ci renforcent par exemple, la sensibilisation à l'inscription dans la liste électorale et à une participation massive aux élections. En effet, un taux de participation massif aux élections est le gage d'une plus grande légitimité des dirigeants élus.

 Parlant toujours d'élections, Sylvain Rabetsaroana touche également mot des critiques sur les patrons de la Haute Cour constitutionnelle et la Commission électorale nationale indépendante, pour leur supposée proximité avec le pouvoir actuel. Le conférencier de remarquer que ces personnes ont été élues par des institutions, des associations, des syndicats ou des organisations de la société civile. Il parle ainsi de manque de respect envers des institutions. Et lui d'appeler par ailleurs à cesser les appels à la médiation de la communauté internationale qui constitue un manque de respect à la souveraineté nationale du pays.

Recueillis par Lalaina A. 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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