Publié dans Politique

Assaut meurtrier de bandits - Un propriétaire de cash point tué près de chez lui

Publié le mercredi, 29 mars 2023


Vers 6h30 du matin, mardi dernier, un chef de famille de 66 ans et non moins propriétaire de cash point fut mortellement agressé à Soamanandrariny. Et pourtant, cette agression, qui fut perpétrée par trois individus équipés d'armes de poing, s'est produite à quelques pas de la maison de la victime. L'assaut s'est soldé par le vol d'une somme de 21 millions d'ariary que le père de famille a transportée à l'intérieur d'un sac.
Les circonstances de l'élimination du malheureux relève vraiment d'une barbarie, du moins d'après ce qu'une commerçante l'eut rapporté en ces termes : "Lorsque les bandits ont rattrapé le chef de famille, ils ont d'abord fait feu en visant le sol, pensant intimider de cette sorte la victime. Puisque celle-ci n'a pas voulu se laisser faire, les agresseurs ont de nouveau tiré, par deux fois, et en visant cette fois-ci le sexagénaire. Sous les impacts, le concerné s'écroulait sur place. Les balles ont perforé l'entraille sinon atteint ses organes vitaux. Les malfaiteurs ont profité de cette situation pour s'emparer rapidement du sac contenant les liquidités. "Nous avons entendu des détonations. J'étais alors sorti en trombe pour voir ce qui s’est passé. C'était dans ces circonstances que je découvre mon père gisant au sol au milieu d'une mare de sang", explique le fils du propriétaire de ce cash point.
Témoin à la scène
Quelques mètres plus loin, une commerçante était en train de ranger les denrées sur l'étal lorsque le coup de feu a éclaté. Elle a d'abord pensé à une crevaison. Mais elle a été rapidement confrontée à la réalité en voyant les bandits à la poursuite de la victime, les armes à la main. "J'ai crû qu'ils s'étaient bagarrés. Mais en réalisant ce qui s'est réellement arrivé, j'ai donné l'alerte. Les bandits ont alors tiré dans ma direction", raconte cette marchande de légumes, témoin elle aussi à cette scène et plus que jamais traumatisée.
Ce n'était qu'une dizaine de minutes après que les gendarmes sont arrivés sur les lieux tandis que les malfrats, eux, étaient déjà loin. Les recherches pour tenter de retrouver les traces des bandits n'ont fait que démarrer.
Pour les proches de la victime, ce qu'ils ont redouté le plus s'étant donc produit. D'après toujours son fils, ils ont déjà plusieurs fois recommandé au chef de famille d'être prudent et vigilant lorsqu'il devait transporter une somme énorme. "Mon père était confiant en lui-même et nous disait de ne pas nous soucier pour lui", continue le jeune homme. Quelques jours à peine après que des personnes ont été incarcérées pour avoir arnaquer des opérateurs de cash point à Behoririka, voilà que des bandits ont mis un terme à l'existence de ce sexagénaire à Soamandrariny.
Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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