Publié dans Politique

ACTU-BREVES

Publié le lundi, 26 août 2024

Maroantsetra : élaboration d’une stratégie commune pour mieux appréhender les catastrophes naturelles. Maroantsetra, une région connue pour sa vulnérabilité aux typhons et aux inondations, a été identifiée par les experts comme nécessitant une attention particulière en matière de gestion des risques et des catastrophes. De ce fait, un atelier visant à renforcer la résilience des Communes du District face aux risques de catastrophes naturelles a récemment été organisé. L'objectif principal était d'élaborer une stratégie propre au District de Maroantsetra, en combinant l'expertise des techniciens du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et l'expérience des acteurs locaux. Des présentations et des échanges ont permis de partager des idées novatrices et de standardiser les informations recueillies, afin d'assurer une réponse coordonnée et efficace en cas de catastrophe. La prochaine étape consistera à réviser et affiner les stratégies élaborées, garantissant ainsi que chaque acteur est prêt à faire face aux catastrophes naturelles qui pourraient survenir. Cet atelier, coordonné par la SAF/FJKM en collaboration avec la Diakonie Katastrophenhilfe (DKH), a réuni de nombreux représentants locaux. Les participants, issus de diverses Communes rurales et périurbaines telles qu'Antakotako, Manambolo, Mariarano, Sahasindro, Ambinanitelo, Andranofotsy, Anjanazana, et Ankofabe, ont activement contribué aux discussions.

Le Japon annonce un projet d’amélioration du système d'approvisionnement en eau à Toamasina. Lors de la réunion ministérielle de la TICAD (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique) ce 25 août, la ministre des Affaires étrangères du Japon, Yoko Kamikawa, a annoncé un projet d'extension et d'amélioration du système d'approvisionnement en eau à Toamasina. Ce projet vise à moderniser et renforcer les infrastructures essentielles de la région. La ministre malagasy des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, a salué cette initiative, et mis en avant également les avancées réalisées par les entreprises japonaises à Madagascar. Elle a exprimé des attentes quant à l'augmentation des investissements japonais dans le pays. Il a été aussi convenu de co-créer des programmes communs, notamment dans le domaine du développement des ressources humaines. Yoko Kamikawa a aussi partagé ses expériences acquises lors de sa visite à Madagascar en avril où elle a affirmé que Madagascar est un partenaire clé dans la promotion d'un « Indo-Pacifique libre et ouvert » (FOIP). Et la ministre des Affaires étrangères du Japon a manifesté le souhait de renforcer les relations bilatérales ainsi que la coopération sur la scène internationale. Les discussions ont également inclus des enjeux internationaux tels que la réforme du Conseil de sécurité, la situation en Ukraine, les défis posés par la Corée du Nord, y compris les questions d'enlèvements. Ces échanges reflètent une volonté partagée de renforcer la coopération sur des questions d'importance mondiale.
Production de 6 millions de tonnes de riz cette année. La question de l’autosuffisance alimentaire à Madagascar a été placée sous la responsabilité de Tahian'Ny Avo Razanamahefa, qui a officiellement débuté ses fonctions hier en tant que secrétaire d'État auprès de la Présidence de la République  en charge de la Souveraineté alimentaire. Lors d'un point de presse à Ampandrianomby, elle a annoncé le projet ambitieux visant à produire 6 millions de tonnes de riz pour l'année 2024, avec un objectif de 11 millions de tonnes d'ici 2030. Cette initiative vise à renforcer la production nationale et  garantir un approvisionnement alimentaire suffisant pour la population malagasy. Pour atteindre cet objectif, la secrétaire d'État a mis en avant plusieurs initiatives clés pour augmenter le taux de production agricole en mettant un accent particulier sur le travail direct avec les agriculteurs pour assurer un soutien adéquat tout en fournissant des intrants et des engrais sélectionnés grâce à la FOFIFA. La dotation aux agriculteurs de matériaux de qualité, jugés essentiels pour maximiser les rendements est aussi primordiale. Un autre projet phare annoncé par Tahian'Ny Avo Razanamahefa est la construction d'une usine d'engrais. Cette initiative tend à contribuer à l'autosuffisance du pays en matières premières agricoles, facilitant ainsi la production locale. En fournissant des engrais localement, les agriculteurs auront accès à des ressources nécessaires pour améliorer leurs rendements.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports en rassembleur à Mahajanga. Le nouveau ministre Abdulah Marson Moustapha a profité de sa visite en tant que représentant du Président de la République, Andry Rajoelina, au gala évangélique dimanche dernier pour rencontrer les acteurs politiques de la Région. Son objectif principal était d'inciter les membres de son parti à dépasser les différends internes. Une invitation a été lancée pour s’unir sous la même bannière et former un front commun. Cette démarche vise à encourager la collaboration entre les élus et les nommés, afin de se concentrer sur le développement du pays et du peuple malagasy. Il a souligné que l'unité est essentielle pour avancer dans les projets de développement. A son arrivée dans la ville des fleurs, le ministre a été reçu en grande liesse par la population. Cet accueil chaleureux de la part des habitants, y compris de la congrégation musulmane, a mis en lumière son désir de rassembler tous les Malagasy, indépendamment de leurs croyances religieuses. Un moment notable de sa visite a été son discours devant la mosquée de Mahajanga où il a réuni différents chefs religieux. Dans son allocution, le ministre a prôné la fraternité et l'harmonie entre les différentes communautés. Il a insisté sur le fait que, quelle que soit leur foi, tous les Malagasy partagent une même identité et le même sang. Par ses actions et son discours, il a ainsi rappelé l'importance de la cohésion nationale et de la collaboration entre les différentes couches de la société malagasy. Cette approche pourrait contribuer à un avenir harmonieux pour Madagascar, basé sur la solidarité et l'engagement commun.

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Editorial

  • Désagrément séculaire
    Antananarivo, la ville basse, vit tous les ans les difficultés humainement gênantes dues aux caprices des eaux en période de pluie. En 1610, quand le Roi Andrianjaka, le demi-frère d’Andriatompokoindrindra, se décida de déménager le chef-lieu de son royaume d’Ambohimanga, à Analamanga, il ne comptait pas, à jamais d’ailleurs, s’installer sur la vaste plaine de Betsimitatatra mais il choisit le site d’une colline hautement perchée surplombant ladite plaine. Un choix délibéré et assumé ! Notons qu’Analamanga n’était pas un lieu inhabité. A son arrivée, des occupants s’y installaient déjà : les Vazimba. Ces derniers y vivaient paisiblement. Au moment où les guerriers – éclaireurs envoyés par le souverain d’Ambohimanga frappèrent à la porte, les Vazimba, premiers occupants de la Colline bleue n’ont pas déployé de la résistance. Ils obtinrent en revanche l’assurance de pouvoir se déménager à Antehiroka.

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