Publié dans Politique

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Publié le dimanche, 06 avril 2025

Youth Connekt Africa 2025: signature du "Host Country Agreement" à Antananarivo. Le prochain sommet de l’Youth Connekt Africa s'annonce comme un événement crucial pour la jeunesse africaine, offrant une plateforme d'échange et de partage d'expériences autour des enjeux du développement. La signature du "Host Country Agreement" à Antananarivo, le 4 avril 2025, entre le ministre de la Jeunesse et des Sports de Madagascar, Marson Moustapha, et le directeur exécutif de Youth Connekt Africa, Yann Gwet, officialise le lancement de l'organisation de ce sommet continental dans le pays. La ministre des Affaires étrangères, Rasata Rafaravavitafika, a honoré la cérémonie de sa présence, soulignant l'importance accordée à cet événement par le Gouvernement malgache. La cérémonie a également été l'occasion de révéler le thème de cette édition : « L’Afrique que nous méritons », un écho direct à la vision de l'Union africaine avec son thème « L’Afrique que nous voulons ». Cette concordance thématique souligne l'ambition de construire un avenir meilleur pour le continent, en plaçant la jeunesse au cœur des stratégies de développement. De plus, le projet « Fihariana », initiative du Président de la République, Andry Rajoelina, dédiée à l'épanouissement de la jeunesse, s'associe à cet événement d'envergure continentale, renforçant l'engagement du pays envers les jeunes et leur rôle dans la construction de l'Afrique de demain.

 

La lutte contre les remblais illégaux à Antananarivo prend une nouvelle dimension. L’opération "charrette", ciblant les transporteurs de terre utilisant des charrettes à bras, a permis de mettre au jour un réseau impliqué dans ces pratiques illicites. Si les petits transporteurs ont été appréhendés par la brigade spéciale de lutte contre l’acquisition illégale de terre, leur arrestation ouvre la voie à une enquête plus large visant à identifier les commanditaires, souvent tapis dans l’ombre et jouissant d’une certaine impunité. L’opération ne s’est pas limitée aux charrettes. En effet, des camions appartenant à des particuliers et même à de grandes entreprises ont également été réquisitionnés et soumis à des travaux d’intérêts généraux, démontrant la volonté des autorités de sanctionner tous les acteurs impliqués, sans exception. L’objectif est clair : éradiquer définitivement les spoliations foncières et les remblais illégaux, une menace majeure pour la Capitale. Rappelons que depuis 2022, toute autorisation de remblai est suspendue à Antananarivo, sauf pour les projets gouvernementaux. Les remblais dans les plaines d’Alasora, d’Ambohimangakely, d’Ambohitrimanjaka et autres zones sont donc illégaux. La persistance de ces pratiques dangereuses pour la ville, malgré l’interdiction, souligne la nécessité d’une action ferme et coordonnée. Fort heureusement, des agences comme l’APIPA contribuent activement à cette lutte, participant à la brigade spéciale et apportant leur expertise pour un changement tangible. 

La manifestation initiée par le député Siteny Randrianasoloniako à Toliara a fait pschitt. Malgré une interdiction de la Préfecture, qui invoque les récents troubles liés à des rassemblements non autorisés, le député et ses soutiens ont persisté dans leur volonté de tenir un "rapport" à leurs électeurs. Officiellement, il s’agissait d’une simple rencontre de proximité, mais la véritable motivation semblait être une opposition au projet minier Base Toliara, au cœur des tensions locales. L'initiative du député, cependant, a suscité une série de questions légitimes. Bon nombre d’observateurs se demandent notamment l’intérêt d’inviter des députés d’autres Régions, comme Antananarivo, à une réunion censée être locale ? Et pourquoi perturber l’ordre public dans une zone déjà instable ? En effet, les textes stipulent que les parlementaires doivent rendre des comptes dans leurs propres circonscriptions, et non semer le trouble ailleurs. Face à cette situation, les Forces de l’ordre ont été contraintes de réagir fermement, quadrillant Toliara I et dispersant les attroupements. La manifestation a ainsi été tuée dans l'œuf. Des affrontements ont été enregistrés entre les Forces de l'ordre et des manifestants qui voulaient forcer l'accès à la résidence du député dont personne n'aura vu le visage hier durant toute la journée. 

 

Investiture des nouveaux maires élus dans la Région de Vatovavy. Le 4 avril 2025, une cérémonie solennelle s'est tenue à Mananjary, où 14 nouveaux maires de Mananjary, 28 d'Ifanadiana et 19 de Nosy Varika ont officiellement pris leurs fonctions. Cet événement a été un moment de grande importance non seulement pour les nouveaux élus, mais aussi pour la population locale qui voit en cette nouvelle gouvernance une chance de progrès et de développement. Au cœur des discussions, les projets de développement local occupent une place de choix. En effet, de nombreux projets ont déjà été achevés, et d'autres sont en cours de mise en œuvre. Parmi ces initiatives, la construction de routes goudronnées et pavées sur une longueur de 8 km à Mananjary se distingue par son ampleur et son importance stratégique. Ce projet est financé par le Projet d’investissement communautaire (PIC) et symbolise une véritable transformation dans le domaine des infrastructures. "Le visage de Mananjary va bientôt changer", a affirmé le président de l'Assemblée nationale, Justin Tokely, lors de son discours lors de la cérémonie. Ce rassemblement a été honoré par la présence de nombreuses personnalités, notamment la vice-présidente, Haingo Elisette Fomendraza, le vice-président du Sénat, Nicolas Rabemananjara, et la ministre du Travail, de l'Emploi et des Affaires publiques, Hanitra Razakaboana.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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