Publié dans Politique

Décès de 20 personnes lors d'un anniversaire - L'acte criminel confirmé ! 

Publié le mercredi, 18 juin 2025

Ce n’est plus une simple intoxication alimentaire. L’affaire dramatique survenue lors d’un anniversaire organisé samedi dernier dans la périphérie de la Capitale vient de prendre une tournure criminelle. Lors d’un point de presse tenu hier après-midi, le ministre de la Santé, Zely Randriamanantany, a confirmé qu’il s’agissait bien d’un empoisonnement, et non d’une toxi-infection alimentaire comme les cas récemment enregistrés à Mahajanga ou à Toamasina. Le terme malgache "famosaviana" a été employé par le ministre pour qualifier cet acte prémédité.

 

D’après les explications fournies, des donuts servis lors de la fête seraient à l’origine de l’empoisonnement. Les premiers soupçons évoqués dès lundi par le ministre se confirment, suite à des tests effectués sur des échantillons de vomi des patients et sur des donuts suspects. Injectée à des souris de laboratoire, la substance s’est révélée rapidement fatale. Le même effet a été constaté après ingestion de morceaux de ladite pâtisserie par ces animaux, renforçant l’hypothèse d’un aliment délibérément contaminé.

Les analyses se poursuivent en laboratoires afin d’identifier précisément le poison utilisé. En attendant, les autorités sanitaires affirment avoir adapté leur protocole de prise en charge, en administrant des antidotes aux patients dès la confirmation de l’empoisonnement. Aucun détail n’a cependant été communiqué concernant les antidotes employés. A ce jour, sept des victimes initialement hospitalisées ont pu regagner leur domicile. Le ministère rassure sur la disponibilité des traitements et sur le fait que les soins sont entièrement pris en charge par l’Etat, grâce notamment à un fonds d’urgence et un fonds d’équité au sein de la HJRA.

5 arrestations

L’enquête ouverte suite à ce drame s’intensifie. Le ministre délégué à la Gendarmerie nationale, le Général Andry Rakotondrazaka, a indiqué que la confirmation de l’empoisonnement modifie considérablement la direction de l’enquête judiciaire. L’affaire est désormais traitée comme un crime relevant du Code pénal, et les investigations sont menées conjointement par la Gendarmerie et la Police nationale. Cinq personnes ont été interpellées jusqu’à présent, sans que leur identité ou leur statut ne soient révélés.

Des sources proches de l’enquête indiquent néanmoins qu’une des personnes arrêtées a tenu des propos contradictoires dans deux interviews successives, évoquant dans l’une une arrivée précoce à l’anniversaire, et dans l’autre, une arrivée tardive. Ce flou nourrit les soupçons. Le ministre délégué qualifie l’affaire de "terrible" et affirme que les conclusions seront rendues publiques très prochainement. Il encourage toute personne disposant d’informations à se présenter aux enquêteurs au Toby Ratsimandrava.

La procureure de la République Narindra Rakotonirina, quant à elle, prévient que le Parquet se montrera intraitable. A l’issue de l’enquête préliminaire, les personnes suspectées seront déférées, et toute demande de liberté provisoire sera systématiquement rejetée.

L’anniversaire en question aurait réuni environ 60 personnes, bien plus que les 35 invités initiaux, plusieurs convives étant venus accompagnés. Outre les 20 décès désormais recensés – les trois derniers ayant été confirmés hier par le CHU HJRA – plusieurs victimes sont encore hospitalisées. L’enquête devrait s’étendre à de nombreux autres témoins et participants, dans l’objectif d’identifier le ou les responsables de ce crime aussi choquant que prémédité.

 

La Rédaction 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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