Publié dans Politique

Projet Tanamasoandro - Des mercenaires sabotent

Publié le jeudi, 17 octobre 2019

Quand la contestation dégénère. Certains anti-Tanamasoandro sont allés hier au-delà de la contestation pacifique. Alors que les députés de l'Isika rehetra miaraka amin'i Andry Rajoelina appelaient quelques heures plus tôt au dialogue et au recadrage des débats, de violentes échauffourées ont éclaté, hier dans la soirée. Des opposants au projet présidentiel ont, en effet, été à l'origine des violents accrochages à Ambohitrimanjaka. Le site d'entreposage des matériels destinés au lancement des premiers travaux sur le site du projet Tanamasoandro a été la victime d'une attaque par des individus, hier en début de soirée. La situation a vite dégénéré. En position de légitime défense, les éléments de l'EMMO déployés sur place, pour la sécurisation du site, ont dû intervenir pour tenter de repousser les assaillants et de protéger le matériel.

 

En situation de sous- effectif, les éléments des Forces de l'ordre ont été débordés et séquestrés par lesdits assaillants, selon les témoignages.  Des deux côtés, plusieurs personnes ont été blessées, dans les accrochages, selon le colonel Ravoavy Zafisambatra sur les ondes d'une chaîne de radio privée de la Capitale, hier soir. Deux membres de la Gendarmerie sont dans un état critique, à l'heure où mettons sous presse.

Des renforts de la Gendarmerie sont venus sur place pour venir en aide aux employés de l'entreprise et les gendarmes victimes de coups et blessures.  En raison des débordements, les éléments des Forces de l'ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants sur place. Durant les échauffourées, des véhicules ont été bloqués et caillassés par ces manifestants. Neuf personnes ont été interpellées, selon les informations officielles. Cinq personnes ont été placées en garde à vue, tandis que les quatre autres auraient été libérées. La situation ne s'est apaisée que tard dans la nuit.

Des coïncidences douteuses

Ces contestations datent de quelques semaines maintenant. Des contestations pacifiques ont eu lieu à Ambohitrimanjaka notamment pour contester le projet présidentiel visant à créer une ville nouvelle. La tension est toutefois allée crescendo depuis cette semaine avec l'annonce d'une grande manifestation pour ce samedi, et a atteint son apogée hier. L'on ignore pour l'heure les raisons de ces actes de violences inouïes contre le projet Tanamasoandro. Toutefois, bon nombre d'observateurs n'ont pas manqué de remarquer que ces échauffourées, d'hier, interviennent quelques jours après les déclarations successives de l'opposition pour contester le projet.

Il y a d'abord eu les députés du Tiako i Madagasikara qui, lors de l'ouverture de la session ordinaire du Parlement, avaient émis leur opposition au projet du Président de la République. Cette escalade intervient également quelques jours après qu'un journal d'opposition a titré « Du sang sera versé à cause de l'entêtement du pouvoir Rajoelina », par rapport au projet Tanamasoandro.

Les escarmouches d'hier, qui s'apparentent à une tentative de sabotage du projet, se sont surtout déroulées au lendemain de la déclaration du président national du Tiako i Madagasikara, Marc Ravalomanana, affirmant notamment son opposition au projet du Président Andry Rajoelina. De là à dire que les individus ayant perpétré les échauffourées hier sont des mercenaires diligentés par l'opposition, il y a un pas que beaucoup n'ont pas hésité à franchir hier.

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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