Publié dans Politique

Elections communales et municipales - 32 Communes à réorganiser

Publié le lundi, 20 janvier 2020

Des élections communales et municipales dans 32 Communes sont à réorganiser, selon la décision des Tribunaux administratifs des 5 provinces. D’après le rapporteur général de la Commission Electorale nationale indépendante (CENI), Fano Rakotondrazaka, la Commission est prête à organiser ces élections. Elle n’attend que le décret de convocation des électeurs de la part du Gouvernement.

A refaire. Les élections communales et municipales à Madagascar ne sont pas terminées. L’on entre actuellement dans la phase des élections partielles. Sur les 1 605 circonscriptions électorales, 32 Communes se voient leurs élections à refaire. C’est une décision des Tribunaux administratifs des 5 provinces malagasy, à savoir Antananarivo, Majunga, Fianarantsoa, Tuléar et Tamatave. Car d’après les explications du rapporteur général de la CENI, Fano Rakotondrazaka, seule la province de Diégo fait office de bon élève. Aucune élection partielle n’est organisée dans cette province du Nord.

Le rapporteur général de la CENI a expliqué l’organisation des élections partielles dans ces 32 Communes. « Des élections dans 32 Communes sont à refaire. L’élection de maires est à réorganiser dans 9 Communes, des élections de maires et conseillers municipaux sont à réorganiser dans 15 Communes et enfin, des élections de conseillers municipaux sont à réorganiser dans 8 Communes », a cité le rapporteur général. La décision de réorganiser ces élections n’émane pas de la CENI. Il s’agit d’une décision des Tribunaux administratifs, la juridiction qui a compétence pour proclamer les résultats définitifs et l’organisation des élections partielles.

« La date de ces élections partielles n’est pas encore connue », ajoute le rapporteur général de la CENI. D’ailleurs, la fixation de cette date n’est pas de la compétence de la Commission. « C’est le Gouvernement qui fixe cette date à travers le décret de convocation des électeurs », argumente-t-il. La CENI est toujours prête à organiser des élections, c’est sa raison d’être. Elle n’attend que le feu vert du Gouvernement pour organiser les partielles. D’ailleurs, ces élections partielles se dérouleront dans les mêmes conditions que les précédentes élections communales et municipales. Dans le cas des élections de maires dans les 9 Communes, ce sont les mêmes candidats qui s’aligneront. Même cas pour les élections de conseillers municipaux dans les 15 Communes.

Par contre, l’élection de conseillers municipaux dans les 8 autres Communes, les OVEC ou Organe de vérification et d’enregistrement de candidatures recevront les dossiers de candidature de ceux qui veulent siéger au sein du conseil municipal. Car durant les dernières élections, aucun dossier de candidature au poste de conseiller municipal n’a été enregistré dans lesdites communes. Mais pour toutes ces élections partielles, la période de propagande se déroulera dans les mêmes conditions que les précédentes élections. Tous les candidats, que ce soit maire ou conseiller municipal, auront 21 jours pour convaincre les électeurs. Il est attendu que durant la propagande, pendant le vote, en attendant les résultats provisoires et définitifs, aucune tension ne soit enregistrée pour la crédibilité de ces partielles.

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Editorial

  • En avant, la relance !
    Le pays suffoque. L'économie s'agenouille. La pandémie de Covid-19, la faucheuse, menace toujours. C'est dans une telle atmosphère moribonde que le peuple malagasy est appelé à avancer, à relever ensemble le défi de la relance. L'Etat desserre l'étau du confinement. Apparemment, le bilan de la Covid s'améliore au fil des jours. Le nombre de décès diminue considérablement jusqu'à descendre à zéro ces derniers jours. Certes, le bilan des nouveaux cas de contamination continue à garder son rythme mais les chiffres restent modérés jusqu'alors. Raison pour laquelle les décideurs politiques au niveau de l'Etat osent prendre des mesures courageuses dans le sens du déconfinement. Il en faut bien du fait que tout le pays risque de payer trop cher le coût d'un confinement continu.

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