Publié dans Société

Reportage sur les contaminés du COVID-19 - L’Etat satisfait les « curieux »

Publié le jeudi, 16 avril 2020

Depuis que le Président de la République, Andry Nirina Rajoelina a annoncé le 19 mars dernier les trois premiers cas de contamination au coronavirus, des doutes se sont installés sur l’existence de cette pandémie à Madagascar. Des allégations ont été même formulées insinuant une dissimulation de la réalité au niveau des Centres hospitaliers  universitaires (CHU) respectifs par le Gouvernement actuel.  Qu’il s’agit surtout d’une histoire montée de toutes pièces.

Or, que ce soit la porte-parole du Centre de commandement opérationnel Ivato-COVID-19, Professeure Vololontiana Marie Hanta Danielle ou encore la ministre de la Communication et de la Culture  Lalatiana Andriatongarivo ainsi que  le directeur de la promotion de la santé, docteur Manitra Rakotoarivony, ils ont tous apporté des  explications  sur l’existence des procédures à suivre avant d’approcher les patients et d’en faire un reportage compte tenu des risques  qu’ils peuvent courir.  

Mais pour assouvir la  curiosité de la population   malagasy, avec l’autorisation du ministère de la Santé publique, deux journalistes de la Télévision nationale malagasy ont mis en lumière la vie dans les hôpitaux, en particulier celui du Centre hospitalier universitaire  (CHU) d’Andohatapenaka. Et comme la porte-parole du  Centre de commandement opérationnel COVID-19 Ivato l’a toujours souligné au cours de ses dernières  interventions télédiffusées,  les patients hospitalisés ne présentent aucune forme grave. Le reportage s’est  concentré sur la vie quotidienne des personnes ayant contracté le coronavirus ainsi que les contrôles réguliers des personnels médicaux pendant la mise en quarantaine. 

Ce qui demeure actuellement désolant porte sur  l’insatisfaction des internautes. Actuellement, bon nombre d’utilisateurs de Facebook réclament des informations personnelles de ces internés. Or, c’est dans le but d’éviter la stigmatisation de la société entre autres que  leurs vies quotidiennes n’ont pas été dévoilées au grand public. 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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