Publié dans Société

Majunga - Un employé du ministère de la Justice testé positif au coronavirus

Publié le lundi, 18 mai 2020


Premier cas de coronavirus à Majunga. Un homme âgé de 34 ans, employé du ministère  de la Justice, basé à Antananarivo et envoyé en mission à Mahajanga, a été testé positif au Covid-19. Arrivé dans la ville des fleurs le 11 mai dernier, il s’est avant tout présenté au niveau du Centre de commandement opérationnel (CCO) - Covid-19 Boeny. Et en suivant les procédures locales, un prélèvement lui a été effectué par l’hôpital Manarapenitra de Mahajanga et dont les échantillons ont été envoyés à Antananarivo. Toutefois, le résultat dudit test PCR n’est parvenu au CCO Boeny que dimanche dernier, soit 6 jours après son arrivée. Malencontreusement, il s’est avéré positif. Pire encore, cet homme a déjà fait le tour de la ville tout en côtoyant pas mal d’habitants.
« Il est parti d’Antananarivo le 10 mai dernier. Lors de son voyage, il s’est arrêté pour le déjeûner à Maevatanàna. Une fois arrivé à Majunga et jusqu’à dimanche dernier, il a fréquenté différentes circonscriptions. Il a été par exemple présent à Mahabibo, du côté de "Bazar Be", au bord de la mer », raconte une autorité sanitaire locale. D’après ses explications, suite à une réunion d’urgence au niveau du CCO Covid-19 Boeny dimanche soir, cette personne infectée par le coronavirus mais ne présentant pas de forme symptomatique, a pris hier vers 4  heures du matin, le départ pour rejoindre la Capitale. Il est actuellement hospitalisé au Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Anosiala.
Une enquête épidémiologique en cours
Dès lors, des équipes du CCO se déploient dans plusieurs quartiers de la ville de Majunga. Une investigation est menée afin de trouver tous les cas contacts afin d’être testés. A la dernière nouvelle, 10 personnes étant en contact professionnel avec ce fonctionnaire, des sujets contacts directs, ont passé par des prélèvements dont les échantillons vont être envoyés ce jour dans la Capitale. « Ces individus potentiellement contaminés sont rentrés en même temps que le porteur du coronavirus. Ils ont été par contre placés au Village Voara Andohatapenaka en attendant les résultats des analyses en laboratoire », avance une source locale. Entre-temps, une enquête est menée dans tous les endroits que ce fonctionnaire a visités au cours de son passage. Et d’ajouter que « c’est assez complexe de délimiter les zones d’intervention, notamment au marché où des milliers de gens circulent quotidiennement. Légalement, ce sont les personnes effectuant le rapatriement des dépouilles, ou celles en mission qui disposent d’une autorisation spéciale de circuler. Toutefois, elles doivent d’abord passer par un test. Et en attendant les résultats des analyses réalisées en laboratoire, elles doivent être mises en quarantaine. Or, cet individu testé positif au coronavirus n’a pas respecté ces recommandations », précise-t-elle.
K.R.


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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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