Publié dans Société

Meurtre de Danil Rajan - La Justice française saisie

Publié le vendredi, 09 octobre 2020

Deux semaines après l’assassinat dans le centre commercial La City Ankorondrano du Franco-Indien  Danil Radjan (44ans), l’affaire prend une autre dimension. Sa famille, par le truchement de son avocat officiant en France, venait de saisir la Justice française. Devant des journalistes de l’Hexagone, Me Nicolas Goutx, mandaté par l’épouse de la victime pour saisir les autorités françaises, a répondu aux trois questions posées par les premiers sur les raisons de cette nouvelle tournure, sinon procédure.

 

A la question de notre consœur d’une publication française quel intérêt de saisir la Justice française, l’avocat a argué que, de par la qualité des victimes, car M. Danil Radjan et son épouse sont de nationalité française, il a souligné sur cette décision de la femme du défunt de le mandater pour saisir les autorités françaises.

Quant à la deuxième question sur l’intérêt d’une enquête miroir, l’avocat a répondu que « c’est quand on est français et que l’on est victime, c’est le soutien que peuvent apporter les autorités françaises, il devrait y avoir une automaticité entre l’infraction subie à l’étranger et l’action des autorités françaises ».

Et au même avocat de souligner que la procédure miroir est plus qu’une substitution, ce que l’on attend c’est une collaboration entre les autorités françaises et malagasy, donc entre les services d’enquête. De même, les moyens qui peuvent être utilisés par la justice française peuvent se révéler d’une efficacité redoutable et permettre l’avancée de l’enquête à travers des commissions rogatoires internationales, selon son avis.

A la troisième question de savoir comment se porte la famille de la victime, il déclare : « La famille en grande souffrance, épouse anéantie, un frère qui a été lui-même victime d’une infraction très grave y a peu de temps, il y a un mélange entre souffrance, entre colère, et l’attente de comprendre un mobile, pour l’instant inconnu,  mais nous espérons que la collaboration entre les autorités françaises et malgaches permettra de faire la lueur sur cette affaire, car comprendre le mobile, c’est non pas accepter, mais pouvoir peut-être envisager de faire le deuil », conclut-il.

Parallèlement à cela, l’avocat malagasy des proches du décédé a également rencontré la presse locale, hier. Me Miadana Ratsimba n’a donc pas caché sa désapprobation devant le fait que le propriétaire de la société de gardiennage, un étranger, étant le présumé cerveau de l’assassinat, n’a pas été incarcéré.

De son côté, Me Sahaliouth, l’autre avocat des Radjan, déclare détenir toutes les preuves. Ce dernier travaille actuellement avec des experts français, entre autres dans l’analyse de l’ADN, lequel fut envoyé en France. Les deux membres du barreau ont confirmé leur détermination à trouver jusqu’au bout la vérité sur cette affaire.

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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