Publié dans Société

Père Pedro Opeka - 50 ans au service des plus pauvres

Publié le lundi, 26 octobre 2020


« J’ai trouvé les plus pauvres des plus pauvres… Et je me suis dit : je dois faire quelque chose… ». C’est avec ces déclarations que le père Pedro Opeka a commencé sa mission dans le pays au profit des plus démunis.
Fondateur de l’association  humanitaire Akamasoa, le père Pedro est né le 29 juin 1948 à San Martín. En 1970, il partait pour la première fois à Madagascar pour être maçon dans les paroisses lazaristes à Vangaindrano. Dans l’une des régions les plus démunies du sud-est de la Grande île, il aidait les paysans à améliorer la culture de riz, de céréales et de café. Il a ainsi créé des groupes de villageois et de jeunes. Son but étant de les aider à réfléchir ensemble, bâtir des projets communs et à prendre en main leur avenir. La lutte contre la pauvreté est devenue son combat quotidien. L’association Akamasoa a récemment fêté ses 30 ans d’existence. Une célébration qui a été marquée par la visite du Pape François à Andralanitra.
Jusqu’à présent, plus de 3 038 maisons et appartements, 324 classes dans une trentaine d’écoles neuves, trois dispensaires, un cabinet de dentiste, des bibliothèques, des stades de foot ou basket, de même que des cimetières et des latrines ont été construits dans les villages et centres Akamasoa. Avec l’appui du Gouvernement, une université suivant les normes internationales sera même bientôt érigée. Cette année, plus précisément hier, le père Pedro a célébré ses 50 ans de lutte contre la pauvreté dans le pays.
Ce dernier a déjà reçu des distinctions honorifiques, notamment Grand-Croix de l’Ordre national malagasy en 2014, Commandeur de l’Ordre national malagasy en 2010, Chevalier de l’Ordre national malagasy en 1996, Chevalier de la Légion d’honneur par le Président français en 2007. En reconnaissance de son travail extraordinaire, le père Pedro a également reçu en 2008 à Rome le prix « Cardinal Van Thuân, Solidarietà e Sviluppo ». Ce prix a été décerné par le Pape Benoît XVI et la cérémonie s’inscrivait dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
Anatra R.





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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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