Publié dans Société

Disparition d’un bébé à Sambaina Manjakandriana - Trois personnes bientôt devant le Parquet

Publié le dimanche, 21 mars 2021

Le kidnapping, puisqu’il s’en est agi ainsi, d’un nourrisson d’à peine un an à Sambaina Manjakandriana, connaît un recent rebondissement. Bientôt, trois suspects seront déférés au Parquet, et ce, à la suite de leur arrestation par la Brigade criminelle (BC). La jeune domestique de 20 ans de la famille du bébé, figure dans la liste des individus potentiellement impliqués dans cette affaire. Car il faut dire que c’est la jeune femme qui l’avait emmené avec elle, avec un objectif diabolique dans la tête. Notons au passage que le 19 mars dernier était l’anniversaire du bébé, qui a donc désormais un an. Du coup, la BC, bien que l’affaire soit déjà entre les mains de la Brigade de gendarmerie de Manjakandriana, a été saisi d’office. Et pour cause, la victime est encore mineure.

 

Les circonstances du kidnapping, qui n’a donc duré que quelques heures, sont dignes d’un film policier. Enlevé autour de midi mercredi dernier, le nourrisson n’a donc plus donné aucun signe de vie, depuis. Or, le même jour, un inconnu a contacté son père au téléphone, le menaçant ouvertement tout en faisant du chantage, selon le service de renseignement de la Police. « Si tu veux revoir ton gosse vivant, donne-nous alors 8 millions ariary, sinon nous devrons lui faire subir les pires choses », aurait lancé le ravisseur à l’intention du chef de famille. Cédant à la pression, et surtout à la peur, ce dernier a été poussé à payer finalement la rançon, mais du moins partiellement. Il a accepté de verser 2,35 millions ariary aux bandits.

Entre-temps, les fins limiers de la BC furent renseignés que la petite victime a été séquestrée par un couple domicilié à Ambatomitokana, une Commune située dans le District d’Antananarivo Avaradrano. Ses éléments furent dépêchés sur les lieux pour y arrêter le couple en cause.

Or, pendant que le père de famille s’est plié aux exigences des ravisseurs,  la domestique en cause, elle, s’était rendue auprès du poste de gendarmerie de Carion, lui racontant sa presumée mésaventure. Elle a raconté aux gendarmes qu’elle avait été enlevée, et que ses ravisseurs l’avaient violée. « Bien entendu, il ne s’agissait là qu’une tentative de la part de la jeune femme pour se blanchir aux yeux des Forces de l’ordre », commente notre source policière.

Mais au fil de l’enquête,  la Police parvenait à faire le point. Il a été clair que toute cette histoire a été un coup monté, d’abord par la domestique elle-même, et ensuite par le couple ravisseur d’Ambatomitokana. Les dés sont alors jetés. Les trois suspects ne sont que des complices dans ce kidnapping. « Le mari en cause entretiendrait une relation intime avec la jeune domestique. Au moins, les deux se connaissent donc parfaitement », confie la source policière. La balle est donc dans le camp du Parquet pour la suite de l’affaire.

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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