Publié dans Société

Mesures restrictives à Antsirabe - Le CRCO Vakinankaratra revient sur sa décision

Publié le dimanche, 09 mai 2021

Une des mesures restrictives face à l’état d’urgence sanitaire. Le Centre régional de commandement opérationnel (CRCO) Vakinankaratra a récemment décrété l’arrêt de toutes les activités, y compris le commerce et le transport, à partir de 14h dans ladite Région. Cette décision, laquelle aurait dû s’appliquer depuis le 6 mai dernier, a toutefois provoqué une émeute à Antsirabe. Les commerçants étaient au premier rang des contestataires qui ont manifesté leur mécontentement dans la rue, en bloquant la route et en brûlant des pneus avant de passer à des tentatives de vandalisme. Les quelques heures de manifestation ont causé divers dégâts matériels, dont la brisure des vitres des fenêtres du Centre de traitement Covid- 19 (CTC-19) sur place, la destruction partielle des clôtures en tôle de l’université en construction.
Ainsi, le CRCO est revenu sur sa décision en ce qui concerne le confinement partiel journalier, dans l’après-midi. « Suite aux tensions du côté du CTC-19 Vatofotsy Antsirabe, dans la soirée du 6 mai 2021, l’application du confinement à 14h est suspendue dans toute la Région de Vakinankaratra. Toutefois, les autres mesures restrictives liées à l’état d’urgence sanitaire et la lutte contre la Covid-19 restent d’actualité », déclare Vyvato Rakotovao, gouverneur de ladite Région. « Je condamne les actes de destruction des biens publics et ceux des particuliers… La Covid-19 constitue notre seul ennemi commun, et non les infrastructures construites au profit de la population », a-t-il ajouté, au lendemain de la tension.
Parmi les mesures sanitaires maintenues figurent la fermeture de la Région, incluant l’interdiction de toute sortie ou encore la présence des barrages sécuritaires. A cela s’ajoutent le couvre-feu entre 21h et 4h du matin ou encore l’absence de strapontins dans les « taxis-be ». Un pousse-pousse, un cyclo-pousse ou un bajaj ne peut transporter qu’un passager. Seuls les élèves en classe d’examen peuvent rejoindre leurs établissements scolaires. D’ailleurs, ces derniers doivent suivre les consignes du ministère de tutelle, entre autres le respect du protocole pédagogique et sanitaire. Les classes, les horaires d’entrée et de sortie ou encore les recréations devraient être alternées dans le respect de la distanciation sociale. 
Avec la suspension du confinement partiel, le CRCO Vakinankaratra à travers le gouverneur lance un appel au calme à la population. Celle-ci peut reprendre ses activités quotidiennes, avec un retour à la normale. « L’arrêt de toutes les activités à partir de 14h est une décision illogique, surtout pour les commerçants et les transporteurs. A l’exemple des lycéens, ils devront parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre leur établissement, se trouvant à quelques kilomètres de la ville, si les "taxis-be" ne roulent pas. Il en est de même pour les employés qui travaillent en périphéries. Quant aux commerçants, bon nombre d’entre eux viennent des Communes rurales environnantes pour écouler leurs marchandises en ville, notamment les fruits et légumes. Avec la suspension du transport en commun à 14h, ils n’ont que quelques heures pour travailler. Les gouvernants auraient dû étudier toutes ces situations avant de trancher », argue M.A, jeune cadre résidant à Antsirabe. Comme elle, bon nombre d’habitants ont contesté cette décision, mais ils ont préféré rester à l’écart de l’émeute…
Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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