Publié dans Société

Bourses d’études dans les universités - Calendrier de paiement attendu pour Antananarivo

Publié le dimanche, 20 mars 2022

116 239 boursiers dans tout Madagascar. Telle est la statistique des étudiants bénéficiaires de bourses dans les universités publiques réparties dans les 6 Provinces de l’île, selon le rapport du Dr Julien Salava, secrétaire général (SG) du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES). Le paiement des bourses constitue, depuis des années, un objet de tension et de grève en milieu universitaire. La digitalisation a été adoptée pour y remédier ainsi que pour mieux contrôler les finances publiques.

Outre la lenteur administrative, cette numérisation des données requiert de nombreuses étapes à suivre, ce qui pourrait expliquer le retard de paiement des bourses, selon les informations recueillies. « Les boursiers enregistrés à l’université de Fianarantsoa ont commencé à toucher leurs dus depuis la semaine dernière. Ceux d’Antananarivo, notamment les étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique de Vontovorona et ceux de l’Ecole de médecine, attendent la sortie de leurs calendriers de paiement dans les prochains jours », informe le SG du MESUPRES.

Ce département ministériel se charge du volet technique de la digitalisation, dont les contrôles des listes des étudiants inscrits et ceux bénéficiaires des bourses. Il a ainsi envoyé de techniciens en renfort dans les universités. Le ministère de l’Economie et des Finances se charge de tout ce qui est financier, y compris l’engagement de paiement. Le ministère des Postes s’occupe, quant à lui, de la digitalisation et de la distribution des cartes « E Poketra », via la société NUMERIT, pour les étudiants. 

Un long processus

« Les étudiants n’ont rien à craindre. Le budget destiné au paiement de leurs bourses est déjà disponible », ont rassuré les responsables auprès du ministère de tutelle, samedi dernier face à la presse à Fiadanana. La digitalisation en milieu universitaire engendre un long processus à respecter, selon leurs dires. Après les inscriptions, clôturées en février dernier pour cette année universitaire, la commission des bourses de chaque université s’attèle dans les contrôles et vérifications de la liste des étudiants, avant que la scolarité passe à la mise à jour avec l’appui des équipes du MESUPRES. Ces équipes exportent ensuite les données auprès de l’Unité de gouvernance digitale (UGD), laquelle fait à son tour des contrôles et des contre- vérifications. La rectification des anomalies dans les listes des boursiers et les engagements s’en suivent. La sortie des calendriers et le paiement des bourses constituent les dernières étapes, d’après Brysola Rajaonarivelo, directeur des affaires financières du MESUPRES. Des étapes précédées par la distribution des cartes « E-Poketra » pour les étudiants. 

« De nombreuses institutions ont pu faire leur mise à jour et qualification concernant la digitalisation, comme c’est le cas dans l’université de Fianarantsoa. Le processus financier est en cours pour l’Ecole polytechnique de Vontovorona. Quant aux cartes numériques, la distribution s’enchaîne dans divers établissements d’Antananarivo et des autres Provinces. Dans tous les cas, nous faisons de notre mieux pour accélérer les étapes et le paiement des bourses », s’est exprimée  Arielle Tsiazonangoly, directeur des bourses auprès du MESUPRES. Faut-il noter que des étudiants de l’université d’Antananarivo et de Vontovorona se sont manifestés dans les rues, la semaine dernière, pour réclamer le paiement de leur dû…

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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