Publié dans Société

Grande chancellerie - Obtenir les médailles de l’ordre national n’est pas systématique !

Publié le dimanche, 18 mai 2025
Le Président de la République, en tant que Grand maître de l’ordre national, avec le Grand chancelier et des membres du Conseil de l’Ordre national malagasy Le Président de la République, en tant que Grand maître de l’ordre national, avec le Grand chancelier et des membres du Conseil de l’Ordre national malagasy

Parmi les réformes adoptées au sein de la Grande chancellerie de Madagascar. Obtenir les médailles de l’ordre national malagasy n’est pas systématique ni automatique. De nombreux critères sont requis pour ce faire, d’autant plus qu’il s’agit d’un mérite accordé aux personnes qui enregistrent des accomplissements ou contributions exceptionnels au pays. « Les joueurs des Barea, lesquels ont pu réunir et enflammer le cœur des Malagasy, ou encore les athlètes champions du monde ou champions d’Afrique, peuvent figurer dans la liste des récipiendaires de ces distinctions honorifiques. Mais les personnes méritantes ne proviennent pas seulement du domaine sportif, mais aussi dans nombreux autres secteurs », illustre le Général retraité Marcel Ranjeva, Grand chancelier de l’Ordre national malagasy.

Les récipiendaires de ces médailles doivent les valoriser et connaître leur sens, d’où les sensibilisations et communications y afférentes, menées en ce moment. Toutefois, l’Ordre national n’est pas le summum de la réussite, mais un nouveau départ pour de nouveaux défis et davantage de volonté, à en croire le Grand chancelier. Ceux qui l’obtiennent devraient servir de modèle non seulement au sein de leurs familles, mais aussi au niveau de la communauté, voire le pays, en véhiculant des valeurs et un comportement exemplaire, selon le message du Grand maître de l’Ordre national qui n’est autre que le Président de la République, Andry Rajoelina. C’était lors de l’ouverture officielle de la session du Conseil de l’Ordre national malagasy, le 10 mars dernier au siège de la Grande chancellerie à Antsakaviro.

Des consignes ont récemment été données, à travers une lettre officielle dispatchée auprès des ministères et préfectures. De nombreuses informations et pièces sont à fournir pour les agents ou personnes méritant ces distinctions honorifiques. La consultation des affichages auprès de ces institutions et bureaux administratifs est recommandée pour ceux qui souhaitent obtenir ce mérite. Notons que la liste des récipiendaires, issue de la promotion « 26 juin », va sortir prochainement.

Recueillis par Patricia R.

 

La Grande chancellerie est chargée de l’administration générale de l’Ordre et des distinctions honorifiques qui y sont rattachées. Ce Conseil de l’Ordre national malagasy été créé le 23 septembre 1959, soit 66 années d’existence, et son siège se trouve à Antsakaviro depuis 2019. Il est actuellement en train de finaliser un ouvrage qui retrace l’histoire et l’importance de l’Ordre national malagasy. Des exemplaires seront remis aux établissements scolaires, institutions et organismes gouvernementaux. Outre le Grand maître de l’Ordre national et le Grand chancelier, le Conseil enregistre douze membres, soit 2 par Province. Antananarivo y est représentée par Donatella Rakotonarivo, actuellement à son second mandat, et le Vice- Amiral Marie Jean Lucien Rakotoarisoa. Père Charles Raymond Ratongavao (second mandat) et Jean De Dieu Razafimanana représentent Fianarantsoa, tandis qu’Eugène Mangalaza et Anaclet Imbiki proviennent de Toamasina. Pour Mahajanga et Antsiranana, Bachir Adehame Soudjay (second mandat) et Antoine ainsi que Cécile Marie Ange Manorohanta et Jean ont été nommés par décret présidentiel. Finalement, Toliara est représenté par Sylvère Claude Manakany et Andréas Monique Esoavelomandroso, décédée en mars dernier.

 

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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