Publié dans Société

Sud de Madagascar - 54 millions de dollars pour renforcer la résilience des populations  

Publié le mardi, 24 juin 2025

Le projet « MIONJO » prend une nouvelle dimension. Grâce à un financement additionnel de 54 millions de dollars, octroyé par l’Association internationale de développement (IDA), 900.000 personnes supplémentaires bénéficieront de ce programme dans le sud de Madagascar. Ce soutien porte désormais à 2,3 millions le nombre total de bénéficiaires. 

 

La Région du sud est l’une des plus vulnérables du pays. 91 % de la population y vit sous le seuil de pauvreté. Les chocs climatiques, comme la sécheresse de 2020-2021, aggravent encore cette situation. Le projet « MIONJO », lancé en 2020, aide les communautés à améliorer leurs moyens de subsistance et à mieux faire face aux crises. « Ce projet est un pilier du développement durable dans le sud », affirme Atou Seck, représentant de la Banque mondiale à Madagascar. Il cite notamment comme des priorités l’accès à l’eau potable, la nutrition, l’énergie solaire et la mise en œuvre de solutions climatiques adaptées.

Appui

Concrètement, le nouveau financement permettra de réhabiliter des infrastructures clés comme le pipeline Ampotaka-Tsihombe. Il soutiendra 1.960 groupes de moyens de subsistance et 2.000 ménages dans l’intégration de la chaîne de valeur de la patate douce. De nouveaux plans de développement local seront créés dans 101 Communes. Le déploiement d’agents pour lancer les alertes précoces et la formation continue sont aussi prévus. Les résultats sont déjà visibles. Selon le communiqué officiel, depuis 2020, plus de 830.000 personnes ont accédé à des services essentiels. En 2021, 637.000 personnes ont reçu une aide d’urgence, et 77.000 écoliers ont bénéficié de repas scolaires. Plus de 10.000 ménages ont intégré des chaînes agricoles. Une surface des plusieurs milliers d’hectares a été protégée ou reboisée, et des projets d’agriculture durable ont vu le jour. Joanna de Berry, responsable du projet « MIONJO » au sein de la Banque mondiale, se réjouit de cette nouvelle étape. « Le projet change la vie des habitants. Les communautés se sentent écoutées et les Communes mieux soutenues. Ce financement consolide les acquis et prolonge les actions efficaces », a déclaré ce responsable.

 

Carinah Mamilalaina

Fil infos

  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff