Publié dans Société

Changement d’itinéraires des taxis-be - Les passagers déboussolés

Publié le lundi, 06 octobre 2025

Le quotidien de la population malagasy est chamboulé. Les  manifestations qui se sont produites dans la Capitale depuis une dizaine de jours ont engendré plusieurs changements dans la vie des Tananariviens. La circulation connaît de nombreux bouleversements, notamment dans le transport en commun. Les taxis-be imposent leurs règles. Ils profitent des barrages routiers ainsi que la grève. La gabegie règne aussi bien dans le centre-ville que dans les quartiers périphériques. Face à cette situation, les passagers sont totalement confus. 

 

« Nous ne savons plus où aller », se plaint une passagère, contrainte de faire le tour de la ville pour chercher un arrêt-bus. Elle de poursuivre : « On ne sait plus où se trouvent les arrêts bus, les primus et terminus. Je devais aller à Itaosy, alors que le stationnement à Ambodifilao est déserté par les taxis-be. Même les riverains ne savent plus où aller pour prendre le bus ».

De nombreux usagers partagent la même galère, déplorant le manque d’informations et la désorientation générale qui affecte leur déplacement quotidien. Certains transporteurs justifient ces changements par la nécessité de contourner les zones bloquées tandis que d’autres semblent en profiter pour adapter leurs trajets selon la demande et leurs intérêts. Pendant ce temps, les usagers en payent le prix fort. 

Les chauffeurs de bus changent de trajet sans prévenir, d’autres décident de ne plus passer par leurs arrêts habituels. « Chaque jour, les bus adoptent de nouveaux trajets. Pour aller à Amboditsiry, je devrais passer par plusieurs itinéraires », dixit un autre passager. Des passagers descendent au milieu du trajet, des chauffeurs refusent certaines destinations. C’est la confusion totale !

 

Anatra R.

Fil infos

  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff