Publié dans Société

Douanes Mamory Ivato - Saisie de tortues à destination de la Thaïlande

Publié le dimanche, 28 avril 2019

Malgré les emprisonnements et les amendes, des trafiquants ont tenté encore d'exporter clandestinement des tortues endémiques du pays. C'était le cas samedi dernier  lorsque la Douane, dans son bureau de Mamory Ivato,  a saisi cinq  reptiles  de « Astrochelys radiata » lors du traitement d'un vol à destination de Bangkok. Les douaniers dont le leitmotiv est le maximum de vigilance, ont détecté une anomalie au passage au scanner.   En effet, pour l'exportation, le traitement se fait obligatoirement en circuit rouge, donc 100% passage au scan. D'autant plus que l'Asie est considérée comme étant une destination à risque. Cette fois donc, les douaniers ont  réussi à déceler la présence suspecte dans un paquet envoyé en groupage. Effectivement, il contenait des tortues. Les pauvres animaux ont été soigneusement dissimulés dans une maquette de bateau en bois.

Pour les mesures de précaution et afin de protéger  le déroulement de l'enquête en cours, la Douane ne veut pas encore dévoiler l'identité de la ou des personnes mises en cause dans cette affaire. Selon un constat, les tentatives de trafic illicite se font très souvent en week-end et les  jours fériés car les trafiquants pensent, à tort, que les correspondances se font plus facilement. Mais la Douane veille et protège le territoire sans distinction de date ou de moment.

De fait, le  directeur général des douanes, Lainkana Zafivanona Ernest, qui était venu constater de visu la saisie, a remercié ses agents pour cette prise. Il félicite et encourage la vigilance des douaniers et sollicite le maintien des efforts, voire plus car « au fur et à mesure que les contrôles sont renforcés, proportionnellement, les trafics se font de plus en plus ingénieux et les trafiquants ne manquent pas d'imagination », selon ses dires.  Le mode opératoire des trafiquants commence également à être connu. Rappelons que les dernières tortues saisies, au mois de janvier dernier, ont été dissimulées dans des produits d'artisanat, spécialement modulées pour le trafic.

Les fréquentes saisies  de drogue, des espèces protégées et des  produits illicites et prohibés, prouvent que les réseaux mafieux cherchent tous les moyens pour essayer de déjouer le contrôle de la Douane.  Malgré la farouche volonté des trafiquants pour réussir leur sale coup, la Douane redouble d'effort et de vigilance afin de lutter contre ces trafics. Mesure fut alors prise afin d'optimiser  l'analyse de risques, l'anticipation et la proactivité.Les tortues, catégorisées espèces prohibées, seront restituées au ministère des Eaux et Forêts.

F.R./Rova R.

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Editorial

  • Désagrément séculaire
    Antananarivo, la ville basse, vit tous les ans les difficultés humainement gênantes dues aux caprices des eaux en période de pluie. En 1610, quand le Roi Andrianjaka, le demi-frère d’Andriatompokoindrindra, se décida de déménager le chef-lieu de son royaume d’Ambohimanga, à Analamanga, il ne comptait pas, à jamais d’ailleurs, s’installer sur la vaste plaine de Betsimitatatra mais il choisit le site d’une colline hautement perchée surplombant ladite plaine. Un choix délibéré et assumé ! Notons qu’Analamanga n’était pas un lieu inhabité. A son arrivée, des occupants s’y installaient déjà : les Vazimba. Ces derniers y vivaient paisiblement. Au moment où les guerriers – éclaireurs envoyés par le souverain d’Ambohimanga frappèrent à la porte, les Vazimba, premiers occupants de la Colline bleue n’ont pas déployé de la résistance. Ils obtinrent en revanche l’assurance de pouvoir se déménager à Antehiroka.

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