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Constat mitigé !

Publié le jeudi, 23 mars 2017

Les Journées internationales (Ji) se suivent et ne se ressemblent pas. Selon le calendrier établi par l’Organisation des Nations unies (Onu), il se trouve que « mars » est le mois de l’année où tous les jours ont été dédiés chacun à un thème précis et que chaque pays membre est convié à les célébrer. Ce 21 mars, ce fut la Ji de la langue française.Si la Journée internationale du bonheur, le 20 mars, passait inaperçue dans le pays pour des raisons que l’on pouvait imaginer facilement, celle de la langue française, le 21, a été marquée d’une pierre blanche par le régime.

« Les autorités progressent dans le renforcement du cadre juridique et institutionnel pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption ». Un extrait du communiqué de presse de la mission du Fmi qui a séjourné à Antananarivo du 9 au 22 mars 2017, dans le cadre de la première revue du programme de réformes économiques, appuyé par la Facilité élargie de crédit (Fec).

Madagascar en état d’urgence. Le Système des Nations unies (Snu) ainsi que ses partenaires humanitaires appellent au secours. La communauté internationale sollicitera ainsi la somme de 20 millions de dollars pour faire face aux désastres que le cyclone Enawo a causés.

Lancé accidentellement à partir du camp militaire de défense du R3A (Régiment de l’artillerie anti-aérienne) de Betongolo, le projectile qui avait détruit la maison d’un particulier mercredi après-midi, serait « une cible volante ou un leurre ».

Handicap. Malgré une croissance du produit intérieur brut (Pib) de 4,2 % en 2016 et des perspectives macroéconomiques à court terme généralement positives, les difficultés traversées actuellement par les sociétés d’Etat constituent un handicap au développement économique du pays.  Les problèmes de la Jirama et d’Air Madagascar s’aggravent, selon les propos du Fonds monétaire international (Fmi), avant-hier dans un communiqué de presse. « Les difficultés de la société publique d’eau et d’électricité, la Jirama, aggravées par la sécheresse, nécessiteront des transferts additionnels d’environ 0,5 % du Pib. Les difficultés des entreprises publiques, en particulier la Jirama et Air Madagascar, continuent de peser sur le budget et l’économie », a articulé le rapport du Fmi, avant-hier. Le Fmi reste ainsi attentif et insiste sur le renforcement des capacités de gestion et de suivi des autorités pour relever ces sociétés, tout en augmentant les recettes et en limitant les risques budgétaires. Les mesures prises devront être efficaces pour que Madagascar puisse continuer à bénéficier de l’aide budgétaire du programme Facilité élargie de crédit (Fec).  Une mission des services du Fmi, conduite par M. Marshall Mills, chef de mission pour Madagascar, a séjourné à Antananarivo du 9 au 22 mars dernier pour mener les consultations 2017 au titre de l’article IV et mener des discussions sur la première revue du programme de réformes économiques appuyé par la Fec 1.  La mission a rencontré les membres du Gouvernement ainsi que le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina. A l’issue des discussions en cours, le Conseil d’administration du Fmi examinera la première revue de la Fec ainsi que le rapport au mois de juin 2017. 

Plan de restructuration

Les autorités manifestent cependant une volonté nette de restructurer ces sociétés.  « La nouvelle équipe dirigeante est en train d’élaborer un plan d’affaires visant à restructurer les activités de la Jirama. Ce qui contribuera à réduire les coûts, améliorer les revenus et contenir les besoins de transfert. Air Madagascar négocie un partenariat stratégique, qui devrait entraîner un transfert exceptionnel important du Gouvernement afin d’éponger les pertes antérieures.  Les services du Fmi et les autorités poursuivent les discussions sur la recapitalisation d’Air Madagascar, y compris l’obtention d’assurances de financement, ainsi que sur la restructuration de la Jirama », souligne toujours le communiqué.  S’appuyant sur des promesses substantielles de dons et de prêts concessionnels, obtenues lors de la conférence des bailleurs en décembre 2016, les autorités ont l’intention de stimuler les investissements et les dépenses sociales de façon soutenue de 2017 à 2019, tout en maintenant le risque de surendettement à un niveau modéré.

Des efforts  encourageants

Le tableau n’est pas complètement noir pour la Grande île. Sur le plan macro-économique, les performances économiques récentes de Madagascar ont été encourageantes, malgré une perspective assombrie par la sécheresse sur les hauts plateaux et le cyclone qui a touché le Nord-est du pays. La croissance est projetée d’atteindre 4,3 % en 2017, et l’inflation devrait rester contenue à 7,7 %. Des évolutions extérieures positives antérieures au cyclone ont permis à la Banque centrale d’augmenter substantiellement les réserves, qui ont atteint 1,12 milliard de dollars à la fin du mois de février dernier. Sur le plan politique,  « les autorités progressent dans le renforcement du cadre juridique et institutionnel pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption. Le Gouvernement est déterminé à soumettre à la prochaine session parlementaire des projets de lois sur le recouvrement des avoirs illicites, la coopération internationale et la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Il est important que l’adoption de ces textes soit suivie de leur mise en œuvre ». La Banque centrale a réussi à maintenir un taux d’inflation stable tout en poursuivant des réformes pour améliorer l’efficacité de la politique monétaire et la stabilité financière. Le renforcement de l’efficacité des instruments de politique monétaire, qui nécessite un marché interbancaire et un système de pension livrée efficaces, constitue une priorité. Des réformes sont mises en place pour approfondir l’intermédiation et l’inclusion financière, à l’instar de la nouvelle loi sur la monnaie électronique. Les révisions en préparation de la loi bancaire et de la loi sur la microfinance renforceront la stabilité financière, de même que l’audit en cours de deux institutions financières non bancaires appartenant à l’Etat. 

Tiasoa Samantha

« Asia-Io » - Ouverture en grande pompe

Publié le jeudi, 23 mars 2017

Le salon « Asia-Io » a débuté officiellement hier au Forello Expo, Tanjombato. Une ouverture en grande pompe, marquée particulièrement par la présence d’une délégation massive du Gouvernement, du secteur privé ainsi que des représentants internationaux issus de différents ambassades et consulats des pays de l’Asie présents dans la Grande île.

A bout portant du 24 mars 2017

Publié le jeudi, 23 mars 2017

En cette veille de la célébration du 70e anniversaire du 29 mars 1947, l’exhumation du corps du feu nationaliste Monja Jaona, inhumé à Ankotsobey, un endroit sacré situé à une trentaine de kilomètres à l’ouest d’Antanimora Atsimo, a fait débat depuis qu’un groupe, représenté par un sociologue malagasy basé à Paris, a proposé aux autorités de Madagascar de transférer ses cendres au mausolée à Antananarivo. Le groupe ethnique ntandroy s’y oppose farouchement. Nazaire Paubert Tsimanova, un opérateur à Ambovombe et non moins chercheur en anthropologie politique, s’en fait le porte-parole. Il déclare avoir consulté les notables locaux avant de coucher sur du papier les idées détaillées ci-après.

Taksiborosy iray mampitohy an’Antananarivo sy Ambositra no voasakan’ny Zandary raha nikasa hitondra mpandeha hiakatra aty an-drenivohitra. Teo amin’ny sakana hidirana ny Kaominina Ilaka Centre no nanaovana ny fisavana, ny alarobia hariva tokony ho tamin’ny 4 ora.

La Une du 23 mars 2017

Publié le mercredi, 22 mars 2017

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Editorial

  • Soixante-et-un ans !
    Ce jour du 14 octobre, la République Malagasy a soixante-et-un ans. En effet, le 14 octobre 1958, la République malgache est née. Une étape voulue par l'Elysée avant d'octroyer l'indépendance. Il fallait attendre deux années après (1960) pour que le Général de Gaule se décide à le faire. Le Congrès des Assemblées provinciales réuni au lycée Gallieni (Andohalo Antananarivo) approuva par 208 voix pour, zéro contre, 26 abstentions et 6 portés absents l'instauration de la République à Madagascar. Zafimahova, celui qui a présidé la séance, annonça solennellement dans un tonnerre d'applaudissements la « nouvelle » ce jour du 14 octobre 1958 à 10 h 50 tapante (source Wikipédia) tout en restant dans la grande famille de la Communauté française.  

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