Le Nouvel an malagasy est bien plus qu'une simple célébration. Il s’agit également d’un moment de partage et de convivialité, mettant en avant les valeurs d'unité et de solidarité au sein du peuple malagasy. Les participants ont eu l'occasion de déguster des mets traditionnels, dont le « salohim-bary » et de découvrir le « tatao », un mélange savoureux de riz, de lait de coco et de miel. Ces plats, véritables symboles de la richesse culinaire de Madagascar, renforcent le lien communautaire et l'esprit festif de l'événement. Les festivités ont également été marquées par un défilé de vêtements traditionnels, illustrant la diversité culturelle des différentes régions de l’île. Tous les participants, bien que vêtus de tenues variées, ont arboré un élément commun : le « lamba landy », un symbole puissant d'unité parmi le peuple malagasy.
Dans son discours, la ministre Mara Volamiranty Donna a profité de cette occasion pour annoncer l'intention d'inscrire le « lamba » traditionnel au patrimoine mondial de l'UNESCO. Une démarche qui vise à préserver et à valoriser les richesses culturelles de la Grande île sur la scène internationale. Elle a également évoqué la restitution très attendue du « Kabeson'Ampanjaka Toera », prévue pour le 14 avril prochain. Cet événement marquera le retour d'un objet culturel emblématique, expulsé par la France, et sera un moment fort pour le pays, symbole de réappropriation de son Histoire et de ses traditions. La célébration du « Taom-baovao malagasy » au Kianja Masoandro a ainsi été un véritable succès, alliant festivités, gastronomie et engagement pour la culture locale. Cet événement a une fois de plus montré que la culture est un vecteur essentiel d'unité et de développement pour le peuple malagasy.
Si.R