Publié dans Economie

FIER-Mada - Le business rural à promouvoir en priorité

Publié le mercredi, 04 août 2021

Positionnement en tant que plateforme d’échange entre les producteurs, les fournisseurs de services publics et privés. C’est de cette manière que la vingt-deuxième édition de la Foire internationale de l’économie rurale de Madagascar (FIER-Mada) a été perçue par la plupart des participants et des premiers visiteurs de l’évènement ayant débuté hier et qui se tient au stade Maki Andohatapenaka jusqu’à samedi.

« Les paysans continuent de croire en l’efficacité de la participation à la FIER-Mada. Raison pour laquelle le premier jour de l’événement sur l’économie rurale a connu une grande affluence. L’économie rurale ne concerne pas seulement l’agriculture et l’élevage. C’est toute une chaîne qui se crée et qui a besoin d’être redynamisée. D’ailleurs, plusieurs exposants indiquent que les commandes qu’ils ont obtenues lors de la précédente foire les ont fait vivre durant toute une année.», explique le président de l’organisation lui-même en la personne de Jacques Ramanantsoa. Une façon pour ce dernier d’expliquer que les paysans doivent être considérés comme étant des businessman ruraux car ce sont des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs, des formateurs d’organisation paysanne, des riziculteurs et acteurs en tout domaine qui cherchent continuellement des moyens de faire évoluer le monde rural, sans lequel, l’économie en général ne pourrait subsister.

Evolution des produits

Pour les organisateurs de l’évènement, il importe alors de changer l’image de l’agriculture paysanne à travers les formations et autres appuis techniques. « Outre la nécessité de la mise en place des banques de proximité, les centres locaux d’information sont utiles aux paysans. Des besoins sont non satisfaits en matière d’informations culturelles, environnementales, en soins de santé et de sécurité », avancent-t-ils. De cette manière, l’évènement se pose ainsi comme étant une opportunité pour les participants d’identifier les besoins des consommateurs et améliorer leur production ; identifier des clients potentiels et trouver des partenaires qui pourront aider pour le développement de leurs affaires. Les participants ne sont d’ailleurs pas uniquement des agriculteurs et des artisans, il y a également des opérateurs en microfinances, des producteurs d’engrais, des entreprises d’assistance technique et de formation des éleveurs, des inventeurs d’outils agricoles et des entreprises vendeurs de matériels et de grandes machines agricoles. D’ailleurs, outre les coopératives des producteurs ruraux, les établissements financiers et les partenaires de développement sont également de plus en plus présents à la manifestation économique, tout comme les spécialistes des produits haut de gamme dédiés à l’exportation. « Chaque année, depuis 20 ans, nous avons remarqué une évolution des produits exposés à la FIER Mada. Cette grande vitrine témoigne de l’évolution de l’économie rurale du pays », explique Andrianarison Ravalonaniaina, visiteur.

Hary Rakoto

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Editorial

  • Problématique nationale ?
    La Grande île manque d’eau ! Contradictoire ! L’eau, cet élément le plus précieux parmi les quatre essentiels pour la vie, à savoir la terre, l’air, le soleil et évidemment l’eau, semblerait nous faire défaut en ces temps-ci ? Pour en devenir une problématique nationale. Le conditionnel est de rigueur. Quelque part, on doute sur la pertinence de la chose. On confond, semble-t-il, la situation naturelle du pays avec les dysfonctionnements de la compagnie nationale JIRAMA et du département de l’eau sur la gestion de cet élément indispensable à la vie. En fait, ce n’est pas l’eau qui manque, c’est la gestion rationnelle qui fait défaut. On n’est pas dans les pays du Golfe où l’océan du sable domine l’environnement ou en plein désert du Sahara où l’eau n’existe pas. Certes, il y a le grand Sud où les pluies se font rares, mais de là à dire que l’eau…

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