Publié dans Politique

Intoxications alimentaires à répétition - Les causes demeurent floues

Publié le dimanche, 29 juin 2025

Madagascar est secoué par une vague d’intoxications alimentaires d’une gravité inhabituelle. Plusieurs Régions sont touchées, des décès sont à déplorer, et les causes précises de ces drames demeurent floues. L'inquiétude grandit, tout comme les rumeurs.

Avant les célébrations de la fête nationale, de nouveaux cas d’intoxication suspecte ont été signalés à Toliara et dans un District du centre du pays. A Toliara, un enseignant universitaire a perdu la vie, après avoir consommé de la charcuterie. Un autre patient se trouve toujours en soins intensifs. Là encore, les soupçons se portent sur de la mortadelle. Les autorités ont ordonné la saisie des produits incriminés et ouvert une enquête.

Mais les cas se multiplient. A Ambositra, les célébrations de la fête nationale ont été suspendues suite au décès d'une dizaine de personnes, là encore après un repas collectif suspect. Dans un District voisin, plusieurs membres d’une même famille ont été hospitalisés après avoir partagé un plat. L’origine semble, à nouveau, alimentaire.

Face à cette série noire, les interrogations fusent. L’huile serait-elle en cause ? Certaines marques distribuées massivement sont montrées du doigt, même si l’un des plus gros fournisseurs a opposé un démenti ferme dans un communiqué. De leur côté, d’autres rumeurs pointent du doigt la farine. Et dans le cas de la mortadelle mortelle à Mahajanga, l’établissement présumé vendeur a lui aussi nié toute implication.

En tout cas, il est reproché aux  autorités de tarder à communiquer de manière claire. Les résultats d’analyses envoyées à l’étranger se font attendre. A Antananarivo, les familles des victimes réclament des réponses officielles. Le manque d'informations alimente un sentiment de peur, aggravé par les réseaux sociaux où circulent des hypothèses d’empoisonnements volontaires ou de produits avariés dans les circuits de distribution.

Certains observateurs s’interrogent sur une éventuelle connexion entre les cas récents et l’affaire d’Ambohimalaza, où une intoxication collective avait déjà semé le trouble il y a quelques semaines. Les autorités ont affirmé qu’il s’agissait d’un empoisonnement délibéré. Mais les cas successifs qui ont suivi celui-ci viennent amener des interrogations. En tout cas, rien, pour l’instant, ne permet de relier formellement les différents épisodes. Mais le climat de suspicion s’épaissit.

En attendant les conclusions des enquêtes, une chose est certaine c’est que cette succession de drames ne peut plus être considérée comme une simple coïncidence.

La Rédaction

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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