Publié dans Economie

Impôt - Réforme suggérée sur les exemptions fiscales

Publié le mardi, 28 décembre 2021

La crise continue fortement d’impacter l’économie. Incluant la capacité des contribuables à contribuer. C’est la première réflexion de Marie-Chantal Uwanyiligira, responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar, à l’occasion d’un évènement officiel organisé par la Direction générale des impôts au Carlton récemment. A travers ces quelques lignes, la responsable des opérations de la Banque mondiale a exposé un bref état des lieux de la situation de la pression fiscale dans le pays.

Déjà, avec cette situation, l’objectif de pouvoir atteindre un taux de pression de 15% que le pays s’était imposé est encore plus compromis. Si on compare à ce qui se fait dans la moyenne africaine présentement, cet objectif de 15% reste pourtant minime car la fourchette du taux moyen de pression fiscale dans la plupart des pays du continent noir oscille entre 18% et 21%. A l’exemple du Rwanda qui est à 21%, le Mozambique qui est à 23% et le Maroc à 25%. C’est certainement un gap pour Madagascar, mais le fait de rattraper ce retard ne relève pourtant pas de l’impossible. Ces pays, qui ont ces taux de pression considérés comme notables et élevés, ne les avaient pas il y a quelques années. Autrement dit, si les premiers responsables en matière de fiscalité continuent leurs efforts, il est fort possible que la Grande île puisse s’aligner avec ces confrères africains d’ici quelques années, en termes de pression fiscale. « Pour y arriver, le pays doit améliorer le système de collecte de ses revenus fiscaux. Par ailleurs, on estime que la Grande île a un peu moins de 750 000 contribuables actuellement. Un faible pourcentage pour un pays avec une population largement plus importante. Il s’agit alors, en premier lieu, de s’assurer que ces quelques petits nombres de contribuable contribuent comme il le faut, tout en les augmentant progressivement en même temps que les recettes de ces contribuables. Enfin, il est primordial d’améliorer l’efficacité et la capacité de toutes les exemptions fiscales qui représentent actuellement 3% du produit national brut », suggère la responsable de la Banque mondiale. Une façon pour cette responsable de proposer d’analyser les coûts et les bénéfices qu’apportent réellement ces exemptions fiscales pour voir si cela profite vraiment au pays et si réellement cela vaut la peine de le faire. D’ailleurs Marie-Chantal Uwanyiligira annonce que l’institution qu’elle représente se dit être prête à appuyer les autorités fiscales pour améliorer les recettes notamment concernant la révision du système d’exemption en plus de la simplification et les projets de digitalisation des procédures fiscales qui sont déjà en cours en ce moment.

Hary Rakoto

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Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

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