Publié dans Economie

Secteur textile - Les conditions de travail à améliorer pour plus de compétitivité

Publié le dimanche, 13 mars 2022



Opportunité à saisir. Depuis le 2 janvier 2022, l’Ethiopie a été exclue de l’AGOA, et 80% des entreprises textiles éthiopiennes ont fermé. D’une part, cette situation fait moins de concurrence pour la Grande île, et d’autre part, elle représente une opportunité particulière car les entrepreneurs qui avaient investi en Ethiopie pourront venir s’implanter à Madagascar et fournir de nombreux emplois pour la population. Dans ce contexte, l’Organisation internationale du travail, représentée par son directeur du bureau de pays Coffi Agossou, qui est en visite dans la Grande île a constaté que la main-d’œuvre malagasy est une main- d’œuvre de qualité supérieure. Cependant, bien supérieure à celle du Bengladesh selon l’OIT, la main- d’œuvre malagasy est encore catégorisée de main- d’œuvre abondante et bon marché comme c’est le cas actuellement et mérite ainsi d’être rémunérée à sa juste valeur.

Justement, dans l’objectif d’améliorer la qualité de la main- d’œuvre malagasy, l’OIT présente plusieurs projets dont celui du « Better work » (meilleur travail), pour appuyer Madagascar à augmenter sa compétitivité et sa productivité dans le secteur textile. L’objectif est d’impulser l’image du made in Madagascar, pour que les grandes marques et les grands pays s’approvisionnent sur la Grande île. Certaines qualités personnelles (soft skills) telles que l’éducation civique, devraient être intégrées dans le curriculum des formations professionnelles. Il est également primordial de déterminer ce qui bloque la compétitivité, car il se pourrait qu’un petit module complémentaire suffise de défaire ce blocage. L’OIT peut former ces modules.

Ainsi, dans ce contexte, l’OIT sollicite de la part de l’Etat qu’une requête officielle précisant que Madagascar a besoin du projet « Better work »soit formulée et signée, que Madagascar soit promu en tant qu’acteur principal dans le domaine textile pour faciliter les accords avec l’AGOA, l’UE, et les futurs autres accords. De cette manière, l’OIT pourra ensuite assister le pays dans la relance post-Covid du domaine textile, en incluant le travail décent, en aidant à l’élaboration d’une stratégie bien ficelée et à la mise en œuvre de cette dernière. Pour rappel, depuis le mois de mars 2020, l’industrie du textile à Madagascar était au plus mal à cause de la pandémie de coronavirus.

En effet, la production a considérablement diminué, approximativement de 20 à 50% selon l’entreprise et sa filière.Toutefois, cette situation tend à se renverser car le redémarrage économique à l’échelle mondiale commence à se faire ressentir. La consommation a ainsi repris avec ce redémarrage économique, principalement dans les pays comme les Etats-Unis ou encore ceux de l’Europe.Le textile et l’habillement contribuent effectivement à hauteur de 19,35% au PIB (Produit intérieur brut) du pays. Ce secteur espère ainsi retrouver son dynamisme du passé. En 2019, d’après les statistiques publiées par la Banque centrale de Madagascar, les exportations de produits textiles ont atteint 522 millions de dollars, avec une hausse de 13 millions de dollars en comparaison à 2018.



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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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