Publié dans Economie

Projet de loi de finances initiale 2025 - L’énergie renouvelable au centre des discussions

Publié le mercredi, 30 octobre 2024
La JIRAMA reste le problème central à résoudre La JIRAMA reste le problème central à résoudre Crédit photo : JIRAMA

Le secteur de l’énergie est au cœur du Projet de loi de finances initiale (PLFI) 2025, approuvé lors du Conseil des ministres spécial du 29 octobre. Face à la demande croissante en électricité et à la nécessité de réduire la dépendance aux énergies fossiles, le Gouvernement malagasy a décidé de prioriser les énergies renouvelables. Ainsi, le projet prévoit la construction de centrales d’énergie verte d'une capacité totale de 250 MW, répartie entre les chefs-lieux de provinces. Antananarivo bénéficiera de 100 MW pour répondre aux besoins pressants. Parmi les projets novateurs figure également la transformation des déchets du site d'Andralanitra en électricité, une initiative qui pourrait générer entre 20 MW et 30 MW d'énergie. Ce projet se distingue par sa double approche : réduire les problèmes liés à la gestion des déchets tout en produisant une énergie durable. Outre ces initiatives, le PLFI 2025 met l’accent sur la finalisation des projets hydroélectriques et éoliens. L’hydroélectricité, considérée comme une solution clé pour l’avenir énergétique du pays, bénéficie d’un soutien fort pour accélérer la construction de nouveaux barrages. Ces efforts visent à rendre Madagascar plus autonome sur le plan énergétique et réduire les coupures fréquentes, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique. Cette transition énergétique s’inscrit dans une vision à long terme par laquelle Madagascar espère devenir un modèle régional en matière d’énergies renouvelables et de gestion durable des ressources naturelles.
Levier de développement
En parallèle du volet énergétique, le PLFI 2025 accorde une grande importance à l’agriculture et aux infrastructures. Dans le domaine agricole, l’un des principaux objectifs est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Pour y parvenir, le Gouvernement prévoit la construction d’usines de production d’engrais et la distribution de semences aux agriculteurs. Ces mesures visent à moderniser l’agriculture malagasy, accroître la productivité et repositionner Madagascar comme une vitrine agricole dans l’océan Indien. Cela s’inscrit dans une volonté de renforcer la sécurité alimentaire du pays et de promouvoir une agriculture durable, capable de répondre aux besoins de la population tout en créant des opportunités d’exportation. Les infrastructures constituent le troisième pilier du PLFI 2025. Parmi les projets prioritaires, la réfection des routes nationales est essentielle pour améliorer la circulation des biens et des personnes, contribuant ainsi à dynamiser l’économie locale. De plus, le projet de flyover reliant Anosizato au Stade Maki Andohotapenaka, visant à fluidifier le trafic dans cette zone congestionnée, figure également parmi les grands travaux prévus. L’Etat prévoit de financer 20 % de ce projet grâce aux Projets d’investissement public (PIP). Ces initiatives infrastructurelles sont essentielles pour soutenir le développement économique du pays en facilitant les échanges commerciaux et réduisant le temps de transport.

Hary Rakoto

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Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

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