Publié dans Editorial

Dilemme planétaire

Publié le vendredi, 12 juin 2020

Drame mondial ! Partout où Covid-19 passe, l’économie trépasse. Les Etats-Unis entrent en récession. L’Europe est asphyxiée. L’Asie traverse une crise sans précédent. L’Afrique, bien qu’elle ne soit pas atteinte au même niveau alarmant que les autres, aura sérieusement de la peine pour se relever. Le 26 février 2020, nous avions déjà eu l’occasion à travers cette colonne éditoriale d’attirer l’attention de tous sur  le risque d’une tragédie apocalyptique  que ce maudit virus pourrait déclencher sur la planète Terre. Notre vision est en passe de se réaliser si chaque pays touché ne daigne pas prendre de strictes dispositions qui conviennent.

 

Alors que la pandémie continue de faire des ravages, plusieurs Etats dont ceux d’Europe se précipitent pour déconfiner. Pour cause, l’impact des trois mois de confinement pèse trop sur l’économie d’autant que la population manifeste le ras-le-bol de rester coincée à la maison. Vivement la bouffée d’air pur !

L’OMS, très inquiète, se méfie de ce déconfinement apparemment précoce. Elle met en garde les Etats tentés de se débarrasser avant terme de cette mesure uniquement efficace pour endiguer la propagation du Covid-19. Mais des pays comme la France ou l’Italie, décidés d’en découdre avec cette indésirable mesure, desserrent les vannes au grand plaisir de la population mais au risque et péril du pays. Covid-19 fait toujours des victimes.

A certains égards, ils n’ont pas tellement tort. Jusqu’alors, les dégâts causés par la pandémie du coronavirus à l’échelle de la Planète se chiffrent à des milliards et des milliards de Dollars. Et la relance s’annonce très compliquée pour tous les pays petits et grands. Un dilemme planétaire se précise !

A Madagasikara, le coronavirus maintient son sinistre « périple » à travers la Grande île. Le cap des mille contaminés est largement dépassé : 1230 cas. Evidemment, le bilan par rapport aux cas ailleurs ne doit pas trop inquiéter mais vu l’escalade de ces derniers jours, on a toutes les raisons de craindre le pire.

Au stade où nous en sommes, les dégâts en termes de pertes économiques que le pays subit, tous les indicateurs sont au rouge. Les opérateurs économiques de tous secteurs confondus paniquent surtout le secteur Tourisme. On avance le chiffre d’au moins cent mille emplois qui s’évanouissent. C’est un vrai casse-tête pour les responsables étatiques. D’une part, au rythme de l’évolution dramatique de la pandémie, les dirigeants du pays ne peuvent pas s’aventurer à un déconfinement. On arrive au terme de la quinzaine, le Gouvernement apprécie la situation de l’état d’urgence sanitaire et prendra la nouvelle disposition pour la quinzaine suivante. Ce sera hasardeux pour lui de risquer pour un déconfinement. Mais, d’autre part, les opérateurs économiques en particulier et la population en général font pression.

De toutes les manières, la relance du pays notamment l’économie n’est pas seulement l’affaire du Gouvernement ni du Chef de l’Etat uniquement. Il s’agit naturellement d’une responsabilité nationale. La mobilisation de tout le monde s’impose de fait.

Certes, l’Etat a sa propre charge mais tout un chacun doit se démener pour sortir le pays de ce guêpier dans lequel tout le monde se trouve coincé. Le moment si crucial n’est plus à des jeux dangereux de se lancer la balle. Il va falloir qu’on se donne la main.  

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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