Publié dans Editorial

Dialogue constructif

Publié le dimanche, 21 novembre 2021

Le IXème dialogue politique entre le Gouvernement et l’Union européenne s‘est tenu ce week-end passé au Palais d’Etat d’Iavoloha. En présence d’une part du Chef de l’Etat Rajoelina Andry Nirina assisté par le Premier ministre, Chef de Gouvernement, conduisant la partie malagasy et de SEM Giovanni Di Girolamo ambassadeur de la délégation européenne à Madagasikara dirigeant le côté européen. Le dialogue se faisait dans un état d’esprit constructif et sous le signe de la loyauté. 
Le thème général du dialogue portait essentiellement sur trois sujets phares : le bon déroulement de la présidentielle de 2023, la relance économique post-Covid et le changement climatique et les impacts négatifs dont entre autres la sécheresse dans le Sud, etc.
A deux ans du rendez-vous crucial, l’Union européenne voulait avoir le cœur net sur l’organisation et les préparatifs du scrutin présidentiel. En sa qualité de partenaire privilégié de la Grande île, elle tenait à scruter à la première loge et s’assurer que tout se déroulera selon le principe sacro-saint de la démocratie. L’UE n’a pas dérogé à la règle en pareille circonstance à savoir rappeler les consignes constructives pour le bon déroulement de l’élection présidentielle. Elle reconnait que le scrutin de 2018 avait eu lieu dans un cadre de transparence où tous les acteurs politiques et associatifs ont pu participer librement. L’alternance, l’objet initial de la démocratie, était au rendez-vous. L’UE tenait aussi à faire état de son aval sur la légitimité et la crédibilité des institutions en charge des élections à Madagasikara à savoir la HCC et la CENI. Elles ont été mises en place dans le respect effectif et conformément au prescrit de la loi fondamentale. Par ailleurs, elle souhaitait avoir plus de détails sur la gestion des aides allouées et destinées à la réponse à la pandémie.
La relance économique post-Covid, l’autre sujet de taille, clouait l’attention de la partie malagasy aussi bien des partenaires européens. Madagasikara, au même titre que d’autres, subit de plein fouet les impacts de la pandémie. L’économie, étant la principale victime, est asphyxiée. Le Gouvernement malagasy a exposé les mesures prises en vue de « ranimer » le pays. Le tourisme, un des secteurs les plus touchés, jouit des dispositions particulières du régime en place. La réouverture des frontières se trouve à la base des mesures prises et ce afin de donner accès à la venue des touristes notamment européens. En fait, c’est une mesure risquée dans un contexte de menace d’un retour en force du virus mortel (3ème vague) mais le Gouvernement s’engage à mettre en branle tous les dispositifs entre autres l’intensification de la campagne de vaccination. Il faut accroitre au maximum la couverture vaccinale.
La Grande île, étant un pays frontalement exposé aux effets dévastateurs du dérèglement climatique, attire à haute voix l’attention des partenaires. La délégation malagasy conduite par le Président Rajoelina s’est attribué la charge sacrée de plaider la cause des pays en difficulté auprès de la Communauté internationale de manière à ce qu’on se penche sérieusement sur leur cas. La sécheresse dans le Sud, conséquence directe du réchauffement climatique, concentre les grands efforts du Gouvernement. Il fait un vibrant appel à la solidarité internationale.
Loin des débats contre-productifs ailleurs, le dialogue politique avec les PTF en l’occurrence l’UE est toujours constructif.
Ndrianaivo


Fil infos

  • Inondations à Antananarivo - La nécessité d’une nouvelle ville devient pressante 
  • Gestion des catastrophes - L’Exécutif appelle le BNGRC à une meilleure anticipation
  • Impôt - Le GEM suggère d’assouplir les incitations fiscales
  • Montée des eaux à Antananarivo - Le BNGRC pris de court ?
  • Président Rajoelina aux côtés des sinistrés - « Nous devons rester unis dans les moments difficiles »
  • Sinistrés des intempéries à Antananarivo - Le Président Rajoelina appelle à la solidarité de tous 
  • Drame maritime de Soanierana-Ivongo - L'armateur demeure introuvable !
  • Inondations des plaines d’Antananarivo - 53,2 milliards d’ariary investis en 2017-2020
  • Montée des eaux à Antananarivo - Les remblayages illicites pointés du doigt
  • Décès du Général de corps d’armée Herilanto Raveloharison - La République perd un grand serviteur

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Un front de trop !
    Alors que les dirigeants du pays s’affairent à affronter l’urgence sanitaire et l’urgence de la reforestation, deux urgences nationales, voilà qu’une troisième urgence nationale pointe son nez : la montée des eaux. Bref, le régime se trouve en face de trois fronts de guerre qu’il faille attaquer en simultané. Evidemment, il faut avoir la tête posée et les reins solides. En somme, c’est l’avantage pour un pays d’avoir un dirigeant jeune en pleine possession de ses facultés intellectuelles et physiques.

A bout portant

AutoDiff