Publié dans Editorial

Solidarité sans frontières

Publié le jeudi, 27 janvier 2022

Face à l'immensité des besoins suite au passage de « Ana », l'Etat fait appel à la solidarité de tous  azimuts, en interne et en externe. Le bilan s'alourdit au fil du jour. On recense à la date de mercredi 26 janvier 41 victimes, 110 000 personnes sinistrées, 71 180 déplacés de leurs domiciles pour être hébergés dans des sites parfois de fortune. Tandis que les dégâts matériels  ne sont pas non plus à sous-estimer.

Environ neuf mille cases inondées et cinquante-huit cases endommagées. Les infrastructures scolaires en pâtissent également. Quatre cent dix-mille salles de classe inondées et cinquante-cinq classes détruites. Tel est donc le bilan général provisoire (26 janvier). Dix Régions ont été touchées dont évidemment Analamanga (32 décès).

Le Chef de l'Etat, Rajoelina Andry, n'a de cesse de lancer un vibrant appel à la mobilisation générale pour affronter ensemble le redressement du pays. Ana a frappé fort ! Le moment opportun est venu d'éveiller la conscience nationale et faire valoir les bienfaits de l'unité nationale basés sur le « Fihavanana », ce précieux héritage (« Soatoavina malagasy ») légué par nos ancêtres. Société civile, mouvements associatifs et simples citoyens et toutes les communautés villageoises et même religieuses sont appelés à se resserrer les rangs.De même, membres et sympathisants des partis d'opposition doivent se mobilisent aussi. En fait, c'est l'affaire de tous ! Il est bien dit que « c'est dans l'adversité qu'on reconnait les vrais amis » voire les vrais concitoyens !

Le Gouvernement, pour sa part, ne reste pas inactif. Le ministère des Affaires étrangères s'adresse  aux pays amis et organismes internationaux et lance un appel d'urgence pour venir en aide au peuple malagasy dans cette peine indescriptible qu'il subit. Les chancelleries accréditées à Madagasikara ont été mises au courant de nos besoins. En effet, la solidarité internationale apportera beaucoup à travers cette galère que tous les Malagasy sont en train de vivre. Leur soutien contribue essentiellement à épauler le pays.

En interne, au ministère de l'Industrie, du Commerce et de la Consommation, on utilise les grands moyens pour sensibiliser les sociétés et entreprises privées à participer dans cet élan national. Les capitaines d'industrie et les gérants de société sont priés de faire le maximum d'eux-mêmes pour alléger le malheur des autres.

Au grand plaisir des sinistrés et pour le soulagement des familles endeuillées, l'appel lancé par le régime ne se perd pas dans l'oreille d'un sourd. Il a été entendu. On constate de large écho. Des membres actifs des paroisses d'église, des mouvements associatifs, les représentants des communautés de résidents à Madagasikara se bousculent au portillon du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) pour apporter en main propre leurs parts de brique. Produits de première nécessité (PPN) et autres objets ménagers d'utilité quotidienne (seaux, couvertures, savons, etc.) ont été remis aux sinistrés. Des repas chauds distribués également dans  chaque site d'hébergement.

De son côté, le Président de la République Rajoelina parcourt monts et vallées afin d'apporter son soutien personnel aux concitoyens en difficulté et d'encourager les responsables sur terrain pour qu'ils soient confortés dans leur dur labeur.

Grâce à la solidarité sans frontières, nous parviendrons à contourner ce sinistre national à partir du moment où chacun apporte sa part de brique.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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