Publié dans Editorial

En route pour …

Publié le dimanche, 10 septembre 2023


Les dés sont jetés. La HCC a publié la liste définitive des candidats retenus pour la course au Palais d’Iavoloha. Sur les vingt-huit ayant déposé les dossiers de candidature auprès de la HCC, après les désistements avant l’heure des  quatre prétendants, 13 ont été finalement admis officiellement à concourir.
Finalement, la multiplication par quatre du montant de la caution n’a pas pu doucher, d’eau froide, l’ « ardeur » des postulants. Décidément, le ridicule ne tue pas ! La coquette somme de 200 millions d’Ar (un milliard de FMG) que chaque aspirant devait s’acquitter n’y pouvait rien. Il a fallu que l’Institution d’Ambohidahy tranche. Bref, certains  guignols qui ne reculent devant rien pour acter leur comédie, une farce de mauvais goût, voient leur candidature rejeter. Au final, la candidature de Rajoelina Andry Nirina a été retenue.
Selon le chronogramme établi, après la publication des candidats retenus ce samedi 9 septembre, la campagne électorale, l’étape suivante dans le processus électoral, débutera le 10 octobre soit 30 jours avant la date du 9 novembre. Nous osions supposer formellement que les Hauts conseillers d’Ambohidahy aient dû faire usage d’un tri sérieux pour séparer l’ivraie du bon grain. La présence de certains candidats, apparemment farfelus, discrédite la valeur morale et politique d’une élection censée désigner la personne appelé(e) à présider à la magistrature suprême la destinée des  Malagasy.
La publication officielle de la liste des candidats n’occulte pas la nécessité de mettre sur la table le débat tournant autour du principe qui devait régir la « caution », la pièce maitresse dans le dossier à fournir. Jusqu’à présent, la caution se basait sur une valeur numéraire. C’est compréhensible voire logique dans la mesure où chaque prétendant au poste de Chef de l’Etat doit participer matériellement sinon financièrement aux charges du scrutin. Un devoir de citoyen ou une obligation participative. En outre, le fait de payer une certaine somme d’argent témoigne aussi le côté sérieux de chacun. Au fil des années, la caution n’a cessé de grimper. Inflation oblige ou impose ! Si un candidat dut s’acquitter  la modique somme de 5 millions d’Ar auparavant, on a dû le revoir à la hausse. En 2014 et 2018, la caution était de l’ordre de 50 millions d’Ar. Et, on a assisté à une pléthore de candidats. Quatre ans après, on l’a multiplié par quatre, 200 millions d’Ar. Une augmentation dictée par le coût sans cesse croissant des prix. Mais aussi quelque part dans un souci de restreindre le nombre des prétendants. Apparemment, le résultat obtenu ne justifie pas la démarche optée. Avec vingt-huit postulants, c’est encore un chiffre effarant. Désormais, il faudrait changer de méthode. Plutôt, on devrait privilégier le côté moral et éthique de la chose. Sous d’autres cieux, on priorise la caution des personnalités, entre autres, des élus à la place d’une valeur  numéraire. Quelqu’un qui vise le fauteuil de Président de la République doit être honnêtement  connu, reconnu et soutenu par des notables du pays. La caution uniquement numéraire ne permet pas d’avoir une idée claire sur la personnalité d’un homme ou d’une femme.
Maintenant que la HCC met fin aux vaines supputations, la course est ouverte. On n’attend que le top de départ. En route pour la victoire sinon pour la défaite !
Ndrianaivo



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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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