Publié dans Editorial

De l’abnégation

Publié le mercredi, 13 décembre 2023


Rend à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César ! Une réponse précise suite à une question-piège posée à  Jésus et qui par la suite se mue en adage populaire célèbre survolant le temps.
Dans la foulée de la recrudescence de l’insécurité, la flambée des prix, le calvaire des délestages, etc. on ne peut ne pas apprécier dans sa juste valeur le sacrifice des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) pour la protection de la population et ses biens.
Pour cette première livraison, on va se fixer sur le dévouement des éléments des « Bérets noirs », une entité à part entière de la FDS. Dans les rangs des militaires, il y a globalement l’Armée (Bérets rouges), la Gendarmerie (Bérets noirs) et les Services civiques (Bérets verts). Chaque unité tient un rôle précis. Les soldats de l’Armée se chargent de la défense nationale et de l’intégrité du territoire de la République. La mission principale des gendarmes se concentre sur la garantie de la sécurité intérieure du pays. Et la Police nationale, membre intégrant de la FDS, s’occupe de la Sécurité urbaine.
A Ankazobe, à une centaine de kilomètres de la Capitale, grâce aux actions musclées de la Gendarmerie, la situation semble s’apaiser. Il y a quelques semaines, les rapts fomentés par des bandits de grand chemin firent rage. Il n’y a pas un jour sans qu’on fasse état de kidnapping dont les principales victimes sont des femmes et des enfants. Les habitants, impuissants devant la rage des bandits n’ont trouvé d’autres solutions que de fuir. Les dahalo, lourdement armés, agissent en véritables hors-la-loi, sans pitié ni scrupules. Les éléments de la Gendarmerie appuyés par des renforts déployés sur place descendirent sur place et ratissent la région. Les efforts ont porté leurs fruits. Les malfrats ont été mis hors  d’état de nuire. Les uns interpellés vivants, d’autres tombèrent sous les balles des « Bodegany ». Depuis quelques semaines déjà, Ankazobe et environs ont retrouvé la paix. Le commandant de la Gendarmerie nationale, en personne, se trouvait sur place pour s’enquérir de visu l’état réel de la situation. Il leur fallait déployer les moyens nécessaires pour démanteler le réseau de kidnappeurs de la région. Seulement, la prudence est toujours de mise. Les bandits menacent de retourner en zone.
Au Marché Soamanatombo, à Anosikely, en plein jour, un bébé de 6 mois disparaît. Grâce à la diligence et à la rapidité des actions des « Bérets noirs », le petit garçon a pu être récupéré à la grande joie de ses parents. Les ravisseurs plutôt des ravisseuses réclamaient 700 000 Ar de rançon. La célérité des actions des éléments de la Gendarmerie sous la houlette de la Brigade d’Andoharanofotsy et la maîtrise des techniques de recherches ont permis de mettre la main dans un temps assez court sur un réseau de kidnappeuses. Neuf personnes se trouvent sous les verrous.
Les braqueurs de route sur les grands axes nationaux notamment RN2, RN4 et RN7 finissent par être mis hors d’état de nuire. Mais, les actions continuent parfois au prix de la vie de nos valeureux militaires de la Gendarmerie.
Honnêtement, il fallait les encourager ! Ils risquent leur vie pour le bien de tous.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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