Publié dans Editorial

Une goutte de trop !

Publié le mercredi, 13 mars 2024

Le vase déborde. Plein, à ras bord, il suffit d’une goutte d’eau pour qu’il déborde.

Trois maçons périssent, ensevelis, sur leur chantier de travail. En plein travail de tâcheron pour l’édification d’un mur de soutènement de 15 m de haut, l’irréparable s’est produit. Un éboulement subit sur le chantier provoqua le drame. Trois maçons pris de court sinon piégés sous terre meurent. En dépit des recherches intensives par les riverains appuyés plus tard par des éléments des soldats du génie, ils n’ont pas survécu. N’ayant pas pu être sauvés à temps, les trois malheureux succombèrent.

Enième accident tragique sur chantier, tous les responsables concernés se doivent de veiller à la normalisation de ce domaine d’activité : la construction. Un observateur devait faire la remarque que vu l’anarchie qui règne dans ce domaine de la construction de bâtiments dans le pays notamment à Antananarivo et périphéries, l’accident qui venait de se produire à Amoronankona By Pass n’est pas le premier du genre et malheureusement, il ne sera pas le dernier. L’année dernière, un drame de ce même type se déroulait à Ankadifotsy (Antananarivo) et un autre à Ambohidratrimo. Certainement, d’autres ni vu ni connu pourraient se produire ailleurs.

« Quand le bâtiment va, le pays va ! ». Un vieux dicton qui fait ses preuves. Sauf que, dans un pays comme le nôtre, l’essor des constructions de bâtiments ne va pas sans problèmes. L’indiscipline y va de son caprice. Le maire de la Commune rurale d’Alasora devait faire une remarque pour le moins inquiétante. Il affirmait que la plupart de ces bâtisses longeant le By Pass ne respecte point les dispositions imposées par les autorités compétentes entre autres le respect de l’alignement, du Plan d’urbanisme, les remblaiements sauvages, … Et les nouvelles constructions s’érigent et poussent comme des champignons de part et d’autre de ce boulevard.  Il y a quelques années de cela, la Commune urbaine d’Antananarivo ordonnait l’arrêt de travaux d’un bâtiment de neuf à dix étages à Behoririka / Tsiazotafo. En cause, la construction n‘avait pas eu au préalable l’autorisation formelle de la Commune. La nouvelle bâtisse est en situation irrégulière. On devrait la démolir ! Elle met en danger la vie et les maisons des riverains. En fait, l’immeuble fut construit au-dessus des circuits d’évacuation d’eaux. Un cas strictement interdit ! Les responsables techniques de la CUA furent intraitables. Ils ont opposé leur véto. Le Chinois propriétaire de l’immeuble, un notable opérateur économique du quartier, aurait fait des mains et des pieds pour … « arranger ». Effectivement, l’immeuble reste là où il est malgré tout. 

On gardait chaudement en mémoire la furie du Chef de l’Etat quand il dénonçait le pullulement des remblaiements sauvages autour de la Rocade du marais Masay et dans les environs de By Pass, le mal sévit encore et toujours. La dame « corruption » y est passée soutenue par l’autre « l’impunité ».

Indéniablement, on veut bien que les constructions florissent. C’est un signe de décollage. Mais, il fallait respecter les lois en vigueur et ainsi que les normes requises. Tous les travaux d’envergure comme la construction des murs de soutènement doivent essentiellement être sous contrôle des techniciens formés en la matière. L’anarchie dans un domaine délicat comme la construction est inadmissible.

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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