Publié dans Editorial

Que le meilleur gagne !

Publié le mercredi, 29 mai 2024

Le peuple a voté. Le scrutin des législatives s’est déroulé sans incidents significatifs sur toute l’étendue  du territoire national. A travers les 24 Régions, 120 Districts, que composent la République Malagasy, les élections se passaient dans le calme en général. Les quelques anomalies, inéluctables à toute élection, sans  importances majeures constatées auprès de quelques bureaux de vote n’ont pas entaché le caractère correct selon la règle de la démocratie du vote dans l’ensemble du pays. Espérons que les observateurs nationaux et internationaux n’aient pas à déplorer des incidents graves risquant de porter atteinte à l’honorabilité du scrutin.

Le peuple, le seul juge, a tranché. Dans toute démocratie, le vote est l’expression par excellence du pouvoir de la majorité. Le verdict des urnes issu d’un vote globalement accepté de tous ne doit faire l’objet d’aucun rejet. Quand le peuple a voté librement, sans aucune forme de pression ni de menaces ni d’aucune forme de chantage, on doit respecter son choix. Le manque de respect aux résultats des urnes généralement reconnus trahit un état d’esprit de mauvais perdant, de la mauvaise foi.

Prétendre avoir l’esprit et le comportement démocratique n’est pas évident en soi. Il est facile de porter des jugements répréhensifs envers quelqu’un ou émettre des critiques sévères contre un régime sur la manière dont il se conduit sinon de la manière avec laquelle les tenants du pouvoir gèrent le pays par rapport aux fondements de la démocratie mais on n’est pas conscient, soi-même, de son comportement négatif envers le choix du peuple.

La mise en place de l’Assemblée nationale par le truchement des élections libres, jette les bases solides de la démocratie et de l’Etat de droit. L’Assemblée nationale étant le temple de la démocratie, de la voix du peuple symbolise l’attachement de la République aux valeurs fondamentales et incontournables à la démocratie. Les cent-soixante-trois députés nouvellement élus incarneront les aspirations des trente millions de malagasy. En leur qualité de représentants du peuple, ils endosseront la responsabilité sacrée de défendre les intérêts de la Nation. Les petits jeux de calcul des minuscules intérêts individuels et malsains n’auront droit de cité à Tsimbazaza. Le vote de la Loi des Finances et le contrôle des actions du Gouvernement constituent les principales attributions d’un élu parlementaire. Faire abstraction de ces deux sujets de base durant la campagne électorale ne serait que tricherie. Inutile de relever que les débats de campagne occultant de ces vrais thèmes frisaient le ridicule. Rien que des joutes au ras des  pâquerettes. De toutes les manières,  on n’est plus au stade des propagandes électorales. C’est tout juste un recadrage nécessaire pour les futurs députés. Il n’est pas trop tard de faire une certaine mise au point.

Il faut attendre avec calme et sérénité le verdict des urnes. Inutile de s’affoler pour des prunes. Des vagues stériles. Il faut faire confiance aux instances chargées des traitements des dossiers y afférents. Laissons-les assumer leurs responsabilités sans pressions ni menaces.

A l’allure où vont les choses jusque-là, on sent venir l’identité de la majorité à l’Assemblée. Honnêtement, il est trop tôt de le dévoiler de crainte d’attirer des foudres voire des animosités. Il reste à savoir le taux de participation, un paramètre à ne pas négliger. 

Que le meilleur gagne ! 

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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