Publié dans Editorial

Verdict

Publié le jeudi, 30 mai 2024


Les dictionnaires français définissent, en substance, le mot « verdict » par une « déclaration solennelle par laquelle la Cour et le jury d’assises répondent aux questions qui sont posées à l’issue des débats et se prononcent sur la culpabilité (ou non) de l’accusé ». Il s’agit essentiellement d’une décision de justice. Sur le plan général, c’est une décision rendue par une autorité compétente en la matière. Elle peut être irrévocable ou sans appel, selon le cas. Il importe de soulever qu’il arrive parfois qu’une décision de justice fait l’objet de contestation auprès des justiciables dans la mesure où le verdict rendu entre visiblement en contradiction avec des réalités. Souvent, les soupçons de mauvaise foi sinon de corruption s’avèrent fondés. La juridiction à l’étage supérieur a été amenée souvent à casser certaines décisions. Le cas le plus fréquent s’enregistre sur des verdicts relatifs aux litiges fonciers. Plus d’une fois, le Gouvernement a dû remettre en cause des décisions de Tribunal sur un tel ou tel cas de litige qui, apparemment, donne faveur aux riches étrangers résidents,  indiens ou chinois. Les autorités étatiques ont remis aux communautés villageoises des terrains frauduleusement accaparés.
Dans le processus électoral, l’étape qui débute à partir des décomptes des voies obtenues par chaque candidat jusqu’à la publication officielle constitue la phase du verdict. Un processus distinct dans le processus global de l’élection. En amont, tout commence par la révision de la liste-mère. Une phase cruciale du fait qu’une liste électorale correctement établie garantit la sureté du vote. Tandis qu’une liste truffée d’erreurs hypothèquera la crédibilité du scrutin. Vient ensuite l’appel aux citoyens désireux de se présenter à la candidature. L’étape suivante, qui n’est pas des moindres, c’est le temps de la campagne électorale. Très importante dans la mesure où c’est le moment idéal offrant la possibilité aux candidats de se faire connaitre plus amplement et surtout faire savoir au peuple-électeur de quoi il sera capable en tant que député élu. Malheureusement, les propagandes dévient souvent du droit chemin. Réduites à de belles promesses qui ne cadrent pas aux attentes, les campagnes ne sont dans la plupart des cas que des leurres. Vient ensuite le vote. C’est le stade capital du processus électoral. Le jour où le peuple exprime son choix ! Après, les dépouillements des bulletins de vote déclenchent le processus interne du verdict des urnes. Une autre phase capitale à laquelle vigilance et prudence sont de mise ! On est actuellement en phase de dépouillements et des procès -verbaux par bureau de vote. Des moments critiques où il faut nécessairement faire beaucoup attention. L’étape suivante concerne la proclamation officielle des résultats par la HCC qui n’est autre que le verdict définitif de l’élection. La décision arrêtée par la Haute Cour constitutionnelle est un verdict, « véritablement dit », définitif et irrévocable. Elle n’est point susceptible de faire  l’objet d’aucun recours. Tout le monde doit se préparer à accueillir « sagement » la décision finale arrêtée par la Haute Cour d’Ambohidahy. Les plaintes ou les recours doivent être adressés aux autorités compétentes bien avant le stade final du scrutin.
En tout cas, le respect du verdict des urnes est la base cardinale des fondements de la démocratie. Inutile d’organiser des élections si la décision des urnes n’est respectée.
Ndrianaivo


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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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