Publié dans Editorial

Danger public

Publié le jeudi, 15 août 2019

« Quatre morts en l’espace de vingt-et-une heure ! » Tel fut le gros titre à la Une d’un quotidien de la Capitale en début de ce mois entre Anosizato à Ampitatafika. Un autre presque au même moment à la Une également fit état de « 75 infractions par heure relevées aux 67 ha ». Quelques années auparavant, en 2015 on a enregistré 156 accidents routiers mortels. Et les statistiques continuent de monter en flèche.
A ce rythme et en se basant uniquement sur ces indices très révélateurs et forts édifiants, la circulation routière caracole, sans ambages, en tête de peloton du secteur le plus meurtrier à Madagascar  en même temps détient le record de gabegie.   L’Agence nationale des transports terrestres (l’ATT), conçue et censée gérer pour la bonne gouvernance des circuits sur terre dont principalement la route, n’a pas su faire preuve, jusque-là, de capacité à mettre de l’ordre. En ville comme sur routes nationales et celles d’intérêt provincial, les accidents augmentent en nombre et deviennent de plus en plus graves sinon mortels.


A Antananarivo-ville, l’anarchie règne. Les taxi-be créent des bouchons interminables. Les deux-roues et les charrues circulent n’importe où, n’importe comment. On dirait que les rues de la Capitale ne sont plus réglementées par aucun Code de la route. Le cas du grand quartier de 67 ha cité en haut avec  75 infractions en une heure nous révèle que le respect de la loi relative à la circulation routière à Tanà échappe totalement au code en vigueur. A chacun de faire son petit calcul, si les agents verbalisateurs feront le contrôle la journée entière, combiens d’irrégularités iront-ils constater ? Sans entrer dans les détails de l’insécurité, la Ville des Mille n’est autre que la Cité des « sans-loi ». Incapables de mettre sous contrôle la ville, les élus TIM tournent autour du pot et ne savent que faire.  Il est grand temps de changer et de renouveler l’équipe. La période des vacances pointe son nez ! L’opinion publique, pour ne pas dire les contribuables, attend de pied ferme le ministère des Transports et du Tourisme, en particulier l’ATT, qu’il prenne les mesures adéquates et fermes afin de juguler le bordel qui règne dans ce secteur … meurtrier. Il doit travailler de concert avec les professionnels du transport, de voyageurs notamment, de telle sorte  que les usagers (en ville ou sur route) puissent faire leur trajet dans la sérénité. A rappeler qu’en cette période de vacances, tout le monde aspire à une vie de repos, de farniente. C’est injuste de subir le … pire sinon l’ambiance de morgue en lieu et place de la gaieté et la liesse de l’air pur des côtes. Depuis belle lurette, on réclamait le lancement d’une vaste campagne nationale de sensibilisation et d’éducation axée sur le civisme et la bonne conduite à l’intention de tout usager de la route, malheureusement rien n’est fait du moins jusque-là. Le pouvoir public dont l’ATT au diapason avec le groupement professionnel du métier ont la lourde tâche de mettre en œuvre ce programme étalé sur toute l’année. Et surtout, veiller au contrôle et suivi.  Le transport terrestre, un secteur vital dans le mécanisme de la machine de la vie nationale,  risque de se muer inéluctablement en danger public national.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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