Publié dans Editorial

Et de trois !

Publié le mercredi, 27 novembre 2019

Le rideau du scrutin des communales et des municipales est tombé. Les citoyens ont exprimé librement leurs choix. Il reste à attendre les proclamations des résultats officiels. Désormais, la balle est dans le camp de la CENI et de ses démembrements. Tout a commencé le 7 novembre 2018, date du premier tour de l'élection présidentielle anticipée. Le second tour a lieu le 19 décembre 2018 et a vu la victoire sans appel du candidat n° 13 Rajoelina Andry Nirina du MAPAR.

 

Conformément à la Décision de la HCC n°18-HCC/D3 du 25 mai 2018 Art. 8 « Le Gouvernement de consensus mis en place arrête avec la CENI, l'organisation d'une élection (présidentielle) anticipée … ». Une Décision faisant suite à la requête des « 73 députés pour le changement » en vue de la déchéance du Président de la République Hery Rajaonarimampianina  auprès de la HCC, à défaut de la HCJ, déposée à Ambohidahy le 25 avril 2018. Dans l'Art 4 de cette historique décision, la HCC ordonnait au Président de mettre fin aux fonctions du Gouvernement et de procéder à la nomination d'un Premier ministre de consensus dont la première mission consiste à organiser une élection présidentielle anticipée. Ntsay Christian, choisi parmi les personnalités soumises par le groupe MAPAR, ayant obtenu la majorité des sièges à l'Assemblée nationale selon l'Arrêt n° 11-CES/AR.14 du 6 février 2014 a été nommé. Sans ambages, on se réjouit sur le fait que le Premier ministre de consensus Ntsay Christian s'acquitte selon la règle de l'art à sa mission. Le Chef de l'Etat Rajoelina a eu raison de lui avoir renouvelé plus d'une fois sa confiance.

Le 27 mai 2019, la population malagasy a été appelée à renouveler les membres de l'Assemblée nationale, les 151 députés. Reconduit à son poste, Ntsay Christian a organisé en deuxième étape l'élection des Représentants du peuple au palais de Tsimbazaza. Pour la deuxième fois, l'ancien directeur exécutif du BIT à Madagasikara a accompli de façon correcte sa mission.

Et jamais deux sans trois ! La troisième consultation populaire qu'il faille organiser par le soin du même PM concerne les Communales et les Municipales du 27 novembre 2019. Chose faite sans anicroches majeurs. Le renouvellement des institutions, à la base, des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), au niveau des Communes, se trouve sur la bonne voie. Il reste à définir le sort exact attribué aux Fokontany. Certains observateurs et des activistes de la Société civile jugent légitime qu'on procède également à l'élection par le Fokonolona des responsables desdits Fokontany et qu'ils soient rattachés hiérarchiquement à la Commune.

Selon la Constitution de la IVème République, il existe à l'étage supérieur immédiat des Communes les Régions dont les chefs sont normalement élus aussi au suffrage universel (Art 154). Et au sommet des CTD siègent les Provinces dont les chefs sont également élus au suffrage universel (Art 158). Mais vu l'urgence des situations, le Gouvernement jusque-là se trouve dans l'obligation de procéder pour le cas des chefs ou des gouverneurs de Région, à titre d'exemple, à des nominations. On verra le moment opportun l'organisation des élections. De même pour le cas des Provinces. Et de trois, les votes en vue du renouvellement des élus des Communes se sont achevés. Le Premier ministre Ntsay Christian et son Gouvernement ont tenu leur pari.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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