L’année 2024 touche à sa fin.
La course folle de la Terre autour de l’astre central du système solaire, monde de la Galaxie au sein de la Voie lactée durant les 365 jours termine son parcours. Partie du Premier janvier 2024 à zéro heure, la rotation universelle atteint son point de départ ce jour 31 décembre à minuit.
Evidemment, ce n’est pas la fin du monde ! Notre planète continue à tourner autour du soleil en tournant sur elle-même. C’est la Révolution de 365 jours qui prend fin ce jour et une autre reprend le relais.
En marche, le Fonds d’accélération pour les infrastructures d’Africa50 (IAF) a franchi une étape importante en obtenant de nouvelles promesses d’investissement de la part de la Banque de développement de l’Afrique australe (DBSA) et du groupe Axian. Cet engagement a été officialisé lors des « Africa Investment Forum Market Days » qui se sont tenus à Rabat (Maroc), marquant ainsi un tournant dans le processus de mobilisation de capitaux visant à réduire le déficit en matière d’infrastructures en Afrique.
Le compte à rebours jusqu'à la nuit de la Saint Sylvestre a déjà commencé, et avec lui, l'anticipation grandissante de l'un des événements les plus attendus de l'année : la 5e édition de « Golden Hour, Black Edition ». Organisé par Eventia et la station Rdj, cet événement promet d'être mémorable, réunissant convivialité, élégance et festivités. La soirée se déroulera à partir de 20h à la salle plénière du Centre de conférence international (CCI), Ivato, qui sera soigneusement aménagée pour accueillir une grande fête.
L’expression « criminels en cols blancs » désigne les délinquants issus des élites sociales, usant de leur position privilégiée pour commettre des crimes non violents mais d’une ampleur considérable. Ces individus, bien souvent intouchables, exploitent
leurs réseaux et leur influence pour s’enrichir illicitement ou détourner les ressources publiques. Madagascar n’échappe pas à cette réalité. L’année 2024 a vu plusieurs figures de ce type exposées et traduites en justice.
Parmi les scandales ayant marqué ces dernières semaines, deux fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères se sont retrouvés au cœur d’une tentative avortée de trafic de 53,7 kg d’or. Ces hauts cadres, soupçonnés d’avoir minutieusement planifié l’exfiltration illégale de cette cargaison précieuse, ont été placés en détention provisoire. Leur complice présumé, chef de service dans la même institution, demeure introuvable.
Le Président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, s'adressera à la Nation le soir du 31 décembre 2024, pour son traditionnel discours de fin d'année. Diffusé sur les médias publics et la page officielle de la Présidence à partir de 20h, ce discours, qualifié d'« allocution qui terminera l'année 2024 » par la Présidence, marque la deuxième allocution de ce type depuis le début de son second mandat. Ce rendez-vous est hautement attendu par les Malagasy, suscitant de nombreuses spéculations sur le contenu du message présidentiel.
Table-ronde par ici. Journées de réflexion par là. Atelier de validation par ailleurs. Il n’y a pas un mois ou un trimestre de l’année sans qu’on organise des réunions de petits groupes pour tel ou tel sujet sinon thème particulier. Et les responsables, les organisateurs, s’apprêtent à tous les coups, à la fin des travaux, à conclure devant la presse les résultats positifs des séances de travail.
En cinq décennies, sans compter les dix ans et plus de la Première République, les ateliers de travail s’étaient tous terminés par des résultats encourageants sinon concluants. Aucune de ces séances de travail ne s’était soldée par des résultats négatifs. Mais, durant ces cinquante ans de travaux positifs, le pays ne fait que reculer jusqu’à aboutir en ce moment en l’état d’un Etat le plus pauvre du monde. Quelle contradiction ! Après ces centaines voire ces milliers travaux d’ateliers portant sur des sujets ou thèmes embrassant tous les secteurs de la vie nationale en cinquante ans, le pays se trouve rétrogradé à la queue, relégué au bas-fond. Tous les pays qui trainaient derrière nous pendant la période faste de la Première République nous dépassent tous actuellement. Ils nous scrutent du haut de leur nouvelle stature d’un œil ironique. Ils ne se gênent point à nous toiser ! Bref, la Grande île qui fut l’eldorado à une certaine époque dans l’espace indianocéanie devient la risée de tous !
Et alors, après mille et un ateliers de ces cinquante dernières années jugés tous concluants et positifs, pourquoi le pays ne cesse de marcher à reculons ? Et au bout du compte, Madagasikara occupe le rang du premier pays le plus pauvre du monde ! Quelle horreur ! Une situation qui exige de notre part, de la part de ceux qui tiennent des responsabilités à tous les échelons de décision un profond examen de conscience, des réflexions sérieuses et approfondies axées surtout sur la conduite des affaires nationales. Sur la gestion des ressources nationales notamment la finance publique. Devrait-on le préciser qu’à chaque atelier ou table-ronde, la caisse publique prend en charge de toutes les dépenses y afférentes ? A moins qu’un organisme non gouvernemental ou international veuille bienle casquer. Dans tous les cas de figure, budget de l’Etat ou autre organisme, il y a toujours des dépenses engagées !
Force nous est imposée de réfléchir sinon d’oser remettre en cause la pratique de gouvernance appliquée dans le pays surtout sur cette approche d’organiser à tous les coups ces « tables rondes » ou « ateliers » qui, au final, deviennent une maladie ou un réflexe qui n’aboutit à quelque chose d’utile. Des « ateliermania » dont les issues sont, encore une fois, vaines.
Deux facteurs expliquent les échecs. D’abord, aucune des résolutions desdits ateliers n’a jamais fait l’objet d’actes concrets. Une fois le rideau tombé, les résultats des études seront casés dans les tiroirs sinon dans les oubliettes du Département. On n’en parle plus ! Le second facteur réside dans le motif qui justifie la tenue de l’atelier. En fin d’année comme c’est le cas présent, chaque service doit effectuer le « zéro budgeting ». Donc, il fallait liquider le reste du budget.
On doit traiter la maladie, cette manie !
Ndrianaivo
La date du 1er octobre a marqué un tournant historique dans la vie de l’Akademia Malagasy. L’après-midi de ce jour-là, les membres titulaires ont élu la Pr Irène Rabenoro présidente de cette institution académique pour succéder au Pr François Rajaoson (2021-2024) pour un mandat de trois ans (2025-2027) non renouvelable conformément aux statuts de cette société savante. Elle a officiellement pris sa nouvelle fonction le 24 octobre.
Pour la première fois dans les annales de cette société savante, qui a 122 ans cette année, une femme a accédé à sa plus haute fonction. C’est pour la première fois aussi qu’un membre de la section I « sciences de l’art et du langage » est devenu son président. En réalité, l’actuelle présidente de l’Akademia Malagasy a emboité les pas à son père, Dr Césaire Rabenoro, qui dirigeait cette institution académique de 1973 à 2002.
Tour à tour, la benjamine des Rabenoro a été membre correspondant de 1993 à 2000, année à laquelle elle a été admise en membre associé avant de devenir membre titulaire à partir de 2004. Titulaire d’un doctorat d’Etat ès lettres et sciences humaines de l’université de Paris 7 (1995), Irène Rabenoro est parmi les rares chercheurs au monde qui a obtenu ce plus haut diplôme universitaire sans passer par le doctorat de troisième cycle.
Son parcours se résume difficilement en quelques mots. Ses spécialités sont la sociolinguistique (analyse de discours politique et politique linguistique) et éducation multilingue et interculturelle fondée sur la langue maternelle. Admise à la retraite depuis mars, elle a consacré sa vie aux fonctions enseignante, diplomatique et académique.
Directrice du Centre national d’enseignement de la langue anglaise (CNELA, de 1982 à 1993), enseignante-chercheure à l’université d’Antananarivo dont elle a été vice-présidente (2005-2006), conseillère technique des deux Premiers ministres (Jacques Sylla et Charles Rabemananjara, de 2006 à avril 2007), ambassadrice déléguée permanente de Madagascar auprès de l’UNESCO et représente de Madagascar auprès de la Francophonie (2007-2010), membre du Conseil scientifique de l’Agence universitaire de la Francophonie (2006-2012) : voilà quelques exemples des responsabilités dont elle s’est occupée auparavant.
A l’université d’Antananarivo, jusqu’aux prochaines élections, elle est élue présidente du collège des enseignants de la faculté des lettres et sciences humaines et responsable de l’équipe d’accueil doctorale « Interculturalité, linguistique et didactique des langues étrangères – formation et pédagogie universitaire » et membre de la commission des spécialistes habilités à diriger des recherches (HRD) à l’école doctorale sciences humaines et sociales.
En dehors du cercle universitaire et académique pur, elle porte le titre d’expert-évaluateur pour le domaine des sciences humaines et sociales, membre du comité de sélection des candidats à une bourse d’excellence du gouvernement français pour les doctorats en 2023 et 2024 (SCAC/ambassade de France), collaboratrice depuis 2019 de VID Specialized University, Stavanger (Norvège) et, depuis 2023, de l’université de Stavanger (projet ERASMUS +).
M.R.
Intégration de nouveaux élèves-officiers au bataillon médical d'Ampahibe. Le 28 décembre 2024, une cérémonie militaire a eu lieu à Ampahibe pour accueillir 15 nouveaux élèves- officiers de la promotion 2024. Ces jeunes officiers ont été officiellement présentés sous le drapeau, marquant ainsi leur intégration au bataillon médical. Cette étape est significative, car elle symbolise le début de leur engagement au service de la santé militaire. Avant cette présentation, ils ont suivi une formation militaire de base d'une durée d'un mois. Cette formation est essentielle pour préparer les élèves à leurs futures responsabilités au sein du bataillon médical, leur permettant d'acquérir les compétences nécessaires pour servir efficacement. Il convient de noter que l'unité médicale s'occupe et veille à la santé des militaires, notamment ceux qui accomplissent des missions sur le terrain. Aider le peuple malgache à faire face à de nombreux défis, notamment la lutte contre l'épidémie, en proposant des examens de santé gratuits au profit des collègues et compatriotes à travers des activités conjointes avec les militaires et les civils. La cérémonie a également été l'occasion d'une passation de commandement. Le médecin colonel Hariniaina Ravaoavy a officiellement cédé son poste au médecin colonel Nicolas Razafindrakoto. Ce changement de commandement est un moment clé pour le bataillon, assurant la continuité et le bon fonctionnement des opérations médicales. En plus de la présentation des nouveaux officiers et de la passation de commandement, la cérémonie a été marquée par l'inauguration de nouvelles infrastructures réhabilitées au sein du bataillon.
Les ponts de la RN2 presque prêts à accueillir des convois exceptionnels. Les travaux de renforcement des ponts sur la RN2 à Madagascar ont atteint une étape significative. Ces améliorations visent à permettre le transport de charges exceptionnelles, notamment des équipements lourds nécessaires à la centrale thermique en construction à Ambohimanambola. Selon Henri Jacob Razafindrianarivo, directeur général des travaux publics, l’installation des supports métalliques pour renforcer les ponts a été entièrement achevée. Cette avancée est essentielle pour garantir la sécurité et la capacité des infrastructures routières à supporter des charges dépassant les 70 tonnes. Les travaux ont été entrepris pour faciliter le transport de sept blocs moteurs de 15 MW chacun, destinés à une centrale de 105 MW. Ces blocs, pesant chacun 70 tonnes, représentent une charge supérieure de plus de 20 tonnes à la capacité initiale des ouvrages de la RN2. Ce renforcement est donc crucial pour le bon déroulement des opérations de transport. Avec l'achèvement des ajustements sur les ponts, le début des travaux sur les nouveaux groupes à huile lourde à Ambohimanambola est prévu prochainement. Cette étape est considérée comme cruciale pour remédier au manque de production d’électricité dans la Capitale. En plus de ces groupes, d’autres matériels lourds peuvent également emprunter la RN2 désormais.
Chine-Madagascar : Travailler ensemble pour améliorer les infrastructures du pays. Le 24 décembre 2024, une audience a été accordée par Rafaravavitafika Rasata, ministre des Affaires étrangères de Madagascar, à Yunfei Gao, directeur général de la China Road and Bridge Corporation (CRBC). Cette rencontre a été marquée par des échanges constructifs sur les perspectives de coopération entre le Gouvernement malagasy et la CRBC. En effet, les discussions ont principalement porté sur les opportunités de renforcement des partenariats dans le domaine des infrastructures. La CRBC, reconnue pour son expertise dans le génie civil, a été identifiée comme un partenaire clé pour le développement des infrastructures à Madagascar. La ministre Rasata a salué l’engagement de la CRBC dans la réalisation d’infrastructures durables. Cet engagement est crucial pour le développement économique et social de Madagascar, où les infrastructures jouent un rôle fondamental dans la croissance. Monsieur Yunfei Gao a, de son côté, réaffirmé la volonté de la CRBC de poursuivre son appui technique et opérationnel. Cette volonté est essentielle pour accompagner Madagascar dans ses objectifs de développement, notamment en matière d'infrastructures routières, de ponts et d'autres projets d'envergure.
La jeune kickboxeuse Audrey Ny Oliva honorée par le Sénat. Le 23 décembre 2024, le Sénat de Madagascar a eu l'honneur d'accueillir Audrey Ny Oliva Razafindramanitra, une jeune athlète qui a récemment fait briller son pays sur la scène internationale du kick boxing. A seulement 13 ans, Audrey a remporté deux médailles d'or lors des championnats d'Afrique, dans les catégories « kick light » et « light contact ». Audrey a été couronnée championne lors d'un tournoi qui s'est tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud, du 9 au 16 décembre 2024. Ses performances exceptionnelles lui ont permis de se classer parmi les 10 meilleures combattantes au monde dans sa catégorie. Ce succès a été salué par le président du Sénat, qui a souligné l'importance de son exemple pour la jeunesse malgache. Lors de la cérémonie, le président du Sénat, le Général Richard Ravalomanana a remis à Audrey une reconnaissance officielle ainsi que des cadeaux, en cette période festive. Il a déclaré : « Audrey est un exemple que les jeunes doivent suivre. » Cette reconnaissance souligne non seulement ses accomplissements sportifs, mais aussi son rôle en tant qu'inspiration pour les jeunes de Madagascar. Le Général a joué un rôle crucial en aidant Audrey à se préparer pour le tournoi. Son soutien a permis à la jeune athlète de participer sereinement à cette compétition de haut niveau. Ce type de soutien est essentiel pour les jeunes talents, leur permettant de se concentrer sur leurs performances sans se soucier des obstacles logistiques et financiers.
Alors que les regards sont encore rivés sur le député de Soavinandriana et ses collaborateurs, qui venaient d'être jetés à Tsiafahy, car impliqués dans un trafic de tortues, voilà qu'un passeur tanzanien a fait également des siennes à Mahajanga, vendredi soir dernier.
Les gendarmes l'ont arrêté alors qu'il était sur le point de faire transiter clandestinement à l'extérieur depuis Mahajanga 808 tortues du pays, des « Astrochelys radiata ».
L'arrestation de ce passeur tanzanien fut rendue possible grâce à une dénonciation. Le concerné a transporté les reptiles à l'intérieur d'au moins 9 sacoches. D'après les éléments de l'enquête, le passeur aurait envisagé de transiter les sauriens à Analalava. D'où, la marchandise prendra ensuite la direction de la Tanzanie.
Mais grâce au renseignement et à la vigilance des éléments de la Gendarmerie dépêchés sur place, les tentatives du suspect tanzaniens pour passer de l'autre côté de la frontière avec les tortues du pays, sont ainsi tombées à l'eau. A preuve, ils l'ont arrêté à Betamanga, dans le quartier d'Ambondrona à Mahajanga. Il a été placé en garde à vue, depuis. Sauf imprévu, le Tanzanien devra être déféré au Parquet, ce jour. Quant aux tortues, elles ont été confiées à la Direction régionale des forêts dans le Nord-ouest.
On remarque que les activités de ces trafiquants semblent monter de plusieurs crans, spécialement au cours de ces 4 derniers jours, et juste pendant cette période de fêtes, dans tout le pays. Car loin d'être uniquement actifs dans la capitale et à Mahajanga, ils le sont fébrilement aussi dans le sud-ouest. Pas plus tard que samedi dernier, un autre suspect fut également arrêté par les autorités avec cette fois ci 68 bébés tortues à Vohimena, Commune de Marovato, dans le district de Tsihombe. A la différence de la situation à Mahajanga, c'est une patrouille de l’organisme « Madagascar National Park » qui a mis la main sur le suspect.
L'enquête menée par la Gendarmerie a permis d'apprendre que le présumé passeur vient de Toliara. Après la saisie, les reptiles ont été remis au soin du ministère de l'Environnement.
Devant cette explosion soudaine et alarmante des activités des trafiquants dans le pays, le ministre de l'Environnement et du Développement durable, Max Andonirina Fontaine était sortis de ses gonds. Outre ses directives afin de renforcer la surveillance des routes nationales, des aéroports et des ports du pays, il a opté pour une « tolérance zéro » envers tous ceux qui sont impliqués dans les trafics de la faune et autres espèces protégées du pays. Tous les concernés, qu'ils soient fonctionnaires ou simples citoyens, s'attendent à des peines sévères. Autre preuve du raidissement, le ministère de tutelle a porté plainte et exige une enquête plus poussée afin qu'on puisse remonter rapidement la filière. Enfin, les tentatives du réseau pour exporter clandestinement près de 2.500 tortues endémiques du pays, ont pu être déjouées tout au long de cette année 2024.
Franck R.