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Depuis l’indépendance, Madagascar a connu de nombreuses affaires qualifiées de complots ou de tentatives visant le sommet de l’Etat. Cependant, parmi toutes ces menaces, un seul attentat contre un Chef de l’Etat a vraiment abouti.

Le 11 février 1975, le colonel Richard Ratsimandrava fut assassiné à Antananarivo, quelques jours après sa nomination à la tête de l’Etat. Son convoi fut attaqué en pleine rue à Ambohijatovo- Ambony et sa disparition plongea le pays dans une crise politique majeure. Malgré une instruction judiciaire et des condamnations, les véritables commanditaires n’ont jamais été totalement identifiés, laissant une voile d’ombre sur cette page tragique de l’histoire politique malgache.

Une femme jugée mardi dernier à Anosy a été condamnée à sept ans de travaux forcés, après avoir déjà passé cinq années à Antanimora. Son neveu de 8 ans, orphelin de mère, qu’elle devait protéger et élever, a au contraire subi des années de maltraitance. Le procès a révélé les violences quotidiennes et les circonstances tragiques de sa mort.

Mardi, dans la bibliothèque exiguë du troisième étage du Palais de justice d’Anosy, une audience de la Cour criminelle ordinaire a retenu toute l’attention. La salle, limitée dans son aménagement, a été transformée en prétoire improvisé. Détenus assis aux côtés des agents pénitentiaires, curieux debout au fond, tous se figent lorsque le président déclare : « Le prochain dossier, c’est un meurtre ».  

 

La UNE HEBDO 0014

Publié le lundi, 20 avril 2026

Rendez-vous du 24 au 26 avril. Le Salon du digital et de l’innovation de l’océan Indien se tiendra au Kianja Barea de Mahamasina. Pendant trois jours, cet événement rassemblera en un seul lieu les acteurs de la technologie, du numérique et de l’innovation à Madagascar.

« Cet événement vise à réunir les entreprises, les start-up, les développeurs et les passionnés autour des solutions digitales, des objets connectés et des énergies renouvelables comme le solaire. Ce salon se veut être une véritable vitrine de la nouvelle technologie accessible à tous. Les visiteurs pourront découvrir des produits et services, assister à des démonstrations et même tester certaines innovations », avance Mamitina Alain Raveloarison, responsable au sein d’All Event Com. 

Des conférences-débats sont aussi prévues sur des thèmes comme le marketing digital, l’intelligence artificielle et le « Big Data ». Un espace gaming, des concours pour développeurs et un « speed recruiting » viendront compléter le programme. Des entreprises comme Canal+ et Yas seront présentes à cette occasion pour présenter leurs offres.

A.N

Le dossier de la pelouse du stade Barea continue de faire parler. Malgré l’implication du ministère des Sports, aucune décision claire n’a encore été prise, alors que le temps passe et que les enjeux sont importants. Trois options sont actuellement sur la table à savoir gazon naturel, pelouse hybride ou synthétique. Chacune présente ses avantages… et ses limites.

Sur le plan du coût d’installation, la pelouse synthétique apparaît comme la moins chère, autour de 500 000 dollars, contre environ 800 000 dollars pour le gazon naturel et près d’un million de dollars pour l’hybride. Mais ce premier critère ne suffit pas à trancher.

L’utilisation du terrain est également un critère important. Une pelouse naturelle ou hybride ne supporte qu’environ 250 heures de jeu par an pour rester en bon état, contre jusqu’à 1 500 heures pour le synthétique. Un avantage non négligeable pour une utilisation intensive, notamment pour des événements multiples.

Côté entretien, le synthétique est également moins coûteux, avec environ 4 000 euros mensuels, contre près de 10 000 euros pour les pelouses naturelles et hybrides. En revanche, le synthétique nécessite une homologation tous les deux ans auprès de la CAF, une contrainte supplémentaire à anticiper.

Le temps de mise en place joue aussi. Il faut trois mois pour une pelouse synthétique, contre six mois pour le naturel ou l’hybride.

Mais au-delà des chiffres, le choix est aussi stratégique. A l’échelle internationale, notamment lors des grandes compétitions africaines comme la CAN ou le CHAN, les pelouses naturelles et hybrides restent largement privilégiées. Le Maroc, par exemple, n’a utilisé qu’un seul terrain synthétique, lors de la dernière CAN, laissant la place majoritaire au naturel et à l’hybride. Même constat dans les grands championnats européens, où les standards les plus élevés reposent sur ces deux types de surfaces.

L’hybride apparaît ainsi comme un compromis intéressant car il est plus résistant que le naturel, tout en offrant une qualité de jeu proche des standards internationaux. Un choix cohérent pour un stade national appelé à accueillir des rencontres de haut niveau. A fortiori pour le stade numéro Un d’un pays. 

Pour Madagascar, il reste désormais à trancher. Car, à force d’hésiter, c’est surtout le football malgache qui risque de perdre du terrain…

Lalaina A. 

 

Les 17 et 18 avril, le parking du Centre de conférence international (CCI), sis à Ivato, s’animera pour accueillir le « La Tabatra Food Festival », un événement gastronomique et culturel unique à Madagascar. Plus de 80 restaurants et stands culinaires, des concerts et des animations pour tous les âges transformeront ce festival en un moment de plaisir, de partage et de découverte pour toute la famille.

 

Pendant deux jours, petits et grands pourront explorer une diversité exceptionnelle de saveurs. Allant de l’aliment sucré au salé, de la cuisine locale aux inspirations internationales, chaque stand est conçu pour offrir une expérience gustative immersive, permettant aux visiteurs de goûter, découvrir et partager ensemble. Les amateurs de gastronomie y trouveront leur bonheur, qu’il s’agisse de plats traditionnels malgaches, de pâtisseries raffinées ou de créations audacieuses venues d’ailleurs.

 

Le festival va bien au-delà de la gastronomie. Les visiteurs pourront profiter de concerts en « live », avec la participation de nombreux artistes comme Reko, Nate Tex et d’autres talents émergents. Des espaces d’animations et de jeux seront aménagés pour les enfants, tandis que les adultes pourront se divertir autour des jeux traditionnels malgaches, des jeux de société et d’autres activités participatives. L’ensemble du festival est pensé pour que chaque membre de la famille trouve son moment de plaisir et de convivialité.

 

Selon Fitia Rasolofoniaina, de Studio 58, organisateur du festival : « Si d’habitude les familles ne sont pas au grand complet lors d’un événement culturel, cette fois-ci ce ne sera pas le cas. L’évènement "La Tabatra Food Festival" est conçu pour que tous, du plus petit au plus grand, puissent profiter ensemble ».

 

 

Les saveurs à découvrir au festival

INFIME: L’art du pâté en croûte

 

Le stand INFIME propose une plongée dans la gastronomie artisanale malgache. Dirigée par Tsiory Randriamanana, la marque est spécialisée dans les pâtés en croûte, où tradition et créativité se rencontrent pour offrir une expérience gustative unique.

 

Lors de ce festival, INFIME partagera son univers culinaire avec les visiteurs, créant des moments de plaisir et de convivialité pour petits et grands. Ce sera également une opportunité de rencontrer d’autres acteurs gastronomiques, d’échanger et de nourrir l’inspiration.

 

Fitu Polynesian BBQ : un voyage culinaire polynésien

 

Pour sa troisième participation au festival, Fitu Polynesian BBQ transportera les visiteurs au cœur des saveurs polynésiennes. Son stand proposera des grillades marinées, l’« Ota ika », du riz frit aux crevettes dans des bols d’ananas et le célèbre « coconut milk tart », offrant un véritable aperçu de la cuisine des îles du Pacifique.

 

Chaque plat au stand Fitu est conçu pour offrir une expérience gustative originale, fidèle à l’esprit du festival : découverte, partage et plaisir pour toute la famille. Les visiteurs pourront savourer ces créations dans un cadre convivial et festif, typique de « La Tabatra Food Festival ».

 

Entre gastronomie, concerts et animations, l’évènement «  La Tabatra Food Festival » promet un moment unique de convivialité et de souvenirs inoubliables. Que l’on soit passionné de cuisine, en quête de découvertes ou simplement à la recherche d’une sortie familiale agréable, ce festival représente une opportunité de savourer des recettes culinaires, un moment de partage et de fête dans une ambiance chaleureuse.

 

Tsilavina Randria 

 

Jeu « Ludo » - Une autre source de revenu 

Publié le jeudi, 02 avril 2026

Sur les bords des routes ou dans les ruelles et même dans une maison, le Ludo est devenu bien plus qu’un passe-temps. Une activité lucrative pour ceux qui tentent de survivre au jour le jour.

Chaque lundi matin, dès 7 heures, Tantely installe son étal sur le bord de la route, dans le quartier d’Imerinafovoany. Chargeurs, câbles, batteries de téléphone et autres petits accessoires s’y alignent soigneusement. Une fois tout en place, vers 8 heures, ses amis commencent à arriver. Ils viennent pour une raison bien précise : jouer au Ludo. Vers 10 heures, ils sont cinq hommes à s’asseoir en cercle, un Smartphone entre eux. L’un d’eux observe, les quatre autres ont déjà choisi leurs pions.

Le petit musée de dadabe Tsiranana n’est plus, le restaurant est en ruine et même l’enclos des crocodiles est abimé. La visite du lac sacré se limite actuellement au… lac.

Le lac sacré se trouve à 18km de Mahajanga, à Mangatsa, dans la Commune de Belobaka, District de Mahajanga II. A quelques kilomètres de Mahajanga, la visite du lac sacré fait partie des habituels ‘circuits touristiques locaux’. Le lac figure aussi parmi les endroits à visiter pour les élèves et étudiants, qu’ils soient locaux, ou ceux qui viennent en voyage d’étude.

Elle a gardé le silence pendant des années. Mais Florentine Razanajafy a su transformer une blessure intime en combat collectif. Entre militantisme et défis sportifs, elle porte la voix des femmes jusqu’au sommet du Kilimandjaro. Un parcours puissant, entre résilience, engagement et espoir.

Diplômée en gestion, passée par la France avant de revenir à Madagascar il y a 15 ans, Florentine Razanajafy dirige aujourd’hui un hôtel d’écotourisme et évolue dans le conseil. « Mais au fond, ce qui me définit le plus, ce n’est pas mon parcours professionnel mais plutôt mon engagement », lance cette militante. 

Autrefois et naguère

Publié le jeudi, 02 avril 2026

Attentat à la pudeur - Lapaika, Caliste... Ces prédateurs qui faisaient cauchemarder les jeunes Tananariviens

Avant 1975 et jusqu’au début des années 1980, des noms tels que La Paika ou Dadapaika, et également celui d’un troisième protagoniste dont nous préférerons taire le nom, ont suscité une terreur infondée chez les jeunes garçons à Mahamasina et dans ses environs.

« Il faut qu'il ne te voie pas. Ce sera pire pour toi. File-toi et éloigne-toi d’ici rapidement, sinon il va te séquestrer pour te violer ! Alors, cours ! cours ! », a conseillé l'un des deux jeunes plus âgés à un certain Tantely, âgé de 11 ans, nouvel élève en classe de sixième à l'institution Sainte- Famille, sis à Mahamasina. Pris de panique, le jeune garçon s’exécute immédiatement, s’enfuyant presque en courant. C’était en 1980...

 

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  • « La Tabatra Food Festival » - Un rendez-vous festif pour toute la famille
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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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