Publié dans Editorial

Discipline et solidarité

Publié le lundi, 23 mars 2020 Écrit par 
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Le bilan s’alourdit. A la date du dimanche 22 mars, neuf autres personnes testées positives du Covid-19 viennent rajouter la liste. En tout donc, à la date du 22 mars, Madagasikara compte douze contaminés suivant des traitements de choc à Andohatapenaka. Le Chef de l’Etat qui annonçait la… « nouvelle », commande directement les « opérations ». Un Centre de commandement des opérations (CCO) veillera au grain à toutes les dispositions.
Rajoelina Andry ne transige pas et exige qu’on respecte scrupuleusement les consignes données. Dans son intervention sur les antennes de la télévision nationale, dans la soirée du dimanche, il préconise la discipline de fer et appelle à la solidarité nationale.
Sans état d’âme, il faut respecter minutieusement et scrupuleusement les mesures annoncées. L’heure n’est plus à la tendance maladive d’accuser les « autres ». Chaque citoyen est responsable, à son niveau, pour stopper par tous les moyens la propagation rapide de l’épidémie. Le Président estime qu’il nous faut quinze jours, au maximum, pour maîtriser l’expansion du coronavirus à condition que toutes les consignes largement diffusées soient respectées à la lettre. La négligence ou l’indiscipline d’un citoyen lambda, de son attitude inconsciente, peut entrainer un préjudice grave pour l’avenir immédiat de la communauté, sinon même pour la Nation.
A Antananarivo, vu sa situation de carrefour national et en tant que Capitale, l’Etat prévoit des mesures spécifiques et draconiennes. Parmi ces dispositions, valables à Toamasina également, le confinement général se trouve en première ligne. Il s’impose à tous les habitants de la ville des mille et ceux du Grand port. Le trafic des transports en commun suspendu, les services publics autres que ceux des postes sanitaires et sécuritaires fermés. Personne ne doit plus sortir de chez eux, sauf pour des motifs formellement justifiés. Dans une famille, seule une personne en est autorisée et cela pour le besoin, par exemple, d’achat au marché. Le reste, confiné à la maison. En tout, il faut limiter drastiquement tout contact avec l’extérieur. C’est dur et difficile à vivre et aussi à respecter, mais la vie de tous en dépend.
La solidarité est de rigueur. Le moment arrive où tous les Malagasy doivent se sentir solidaires pour l’intérêt général de tous. Il convient de nous rappeler la sagesse de nos ancêtres, dans le cadre de l’inusable « Fihavanana », de se donner la main pour affronter ensemble tout obstacle. Le combat contre le coronavirus n’est pas l’affaire de Rajoelina uniquement ni de son Gouvernement seulement, c’est l’affaire de tous ! Tout le monde doit s’impliquer à lutter contre cette pandémie. Bref, tout le monde doit se sentir responsable de tout le monde. Et si chacun s’y met sérieusement de son côté, dans son jardin, Covid-19 sera battu à plate couture dans les meilleurs délais. Le moment où jamais est venu à nous tous, les Malagasy sans distinction, de s’unir autour de notre Président et d’aller de l’avant en ordre de marche dans une même direction pour enfin batailler fortement comme un seul homme contre ce « vilain » virus. Certes, on a affaire à un ennemi invisible mais l’union fait la force et on le battra ensemble.
Dans le cadre d’une situation d’exception, l’« état d’urgence sanitaire » est déclaré. Discipline et solidarité sont les deux mots-clés de la victoire !
Ndrianaivo


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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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