Le quotidien de la population malagasy retrouve aujourd’hui un semblant de normalité, même si le port du masque et le respect des gestes barrières restent toujours d’actualité. Tous les secteurs s’activent pour rattraper le temps perdu, mais surtout le manque de revenu à cause de la pandémie de coronavirus. Dans ce sens, certains secteurs travaillent plus que d’autres. C’est le cas du secteur touristique. Si tout le monde profite un peu de cette période des vacances, les opérateurs touristiques se retrouvent actuellement en session de rattrapage. Depuis l’année dernière, le tourisme figure parmi les principales filières impactées par la Covid-19. Les activités ont repris à la fin de l’année 2020. Malheureusement, cet élan a été coupé par l’arrivée de la seconde vague au mois d’avril dernier. Cette période est l’occasion pour les opérateurs de combler les pertes accumulées. Ce dossier relate ainsi le cas de Mahajanga, l’une des destinations phares des vacanciers, notamment les mesures prises par les opérateurs pour attirer plus de clients, mais aussi l’état actuel de la situation sur les lieux.
Les restrictions de voyage de ces derniers mois ont attisé l’envie d’évasion des citadins. Avec l’arrivée des vacances scolaires, le rythme est moins effréné que d’habitude. Et une grande partie des habitants de la Capitale rêvent aujourd’hui de se prélasser sur le sable chaud et de se baigner dans la mer, mais surtout de quitter pour une courte période le froid et le stress de la grande ville. Toutefois, certains ménages sont plus ou moins limités en termes de budget.
Dans tous les cas, cette envie de voyager coïncide parfaitement avec la volonté des opérateurs de raviver le secteur du tourisme, plus particulièrement dans la ville de Mahajanga. La cité des fleurs figure parmi les destinations de vacances phares. Tous les acteurs du tourisme, allant des restaurants aux établissements hôtelliers, en passant par les centres de loisirs, déploient ainsi les efforts nécessaires pour attirer le plus grand nombre de personnes, sachant que la période des vacances sera limitée à un mois seulement cette année, vu que la rentrée des classes est prévue dès le mois prochain.
Réduction de prix
« L’année dernière, plus de la moitié de la période des vacances a été une saison morte. Nous n’avons fait qu’un tiers de notre chiffre d’affaires habituel. Et nous comptons bien nous rattraper pour cette saison. Pour cela, nous avons décidé de maintenir nos tarifs pour attirer le maximum de clients. En temps normal, une hausse de tarifs s’impose étant donné les inflations actuelles. Mais cela risquerait de faire fuir les clients. Nous voulons à tout prix éviter cela. De plus, nous avons un quota à respecter pour que le parc soit rentable. Nous essayons quand même de toujours offrir un service de qualité à nos clients », soutient Jean Randriamilantomanana, gérant du parc aquatique Aqualand, situé à Mahajanga. Ce parc figure parmi les attractions phares de la ville. Les vacanciers y passent le plus clair de leur temps quand ils ne sont pas au bord de la mer. Avec ses glissades, il offre des sensations inégalées à toute personne souhaitant se défouler. Aqualand dispose aujourd’hui de cinq glissades dont une uniquement dédiée aux enfants. Les responsables de ce parc espèrent qu’après cette année, la situation sanitaire dans le pays va enfin se stabiliser pour qu’ils puissent réaliser leur projet d’extension. « Si tout se passe bien, nous pourrons enfin construire une nouvelle glissade de 20 mètres, un projet qui date de l’année dernière. L’idée étant de proposer de nouveaux produits innovants à nos clients », espère le premier responsable d’Aqualand.
Pour leur part, les hôtels ont décidé d’offrir des réductions de prix. C’est le cas notamment de l’établissement Baobab Tree Hotel & Spa. Ce dernier opère jusqu’à la fin du mois une réduction de 35 % sur les frais d’hébergement, et ce pour tous les types de chambres disponibles au sein de l’hôtel. Tout cela entre dans la promotion du tourisme local et la relance du secteur.
Petit à petit
Malgré ces mesures adoptées par les opérateurs, les vacanciers n’arrivent pas encore en grand nombre. « En comparaison avec les chiffres des années précédentes, les arrivées ne sont pas encore nombreuses actuellement. Nous enregistrons entre 30 à 40 voitures par jour, au départ et à l’arrivée. Portant, les frais de transport n’ont pas bougé. Pour la liaison Antananarivo-Mahajanga, les frais de transport sont toujours maintenus à 30 000 ariary. Cela fait près de dix ans que ce prix n’a pas bougé. De plus, les personnes débarquant à Mahajanga ne restent plus aussi longtemps qu’avant. Leur séjour ne dure plus aujourd’hui que trois à cinq jours, alors qu’auparavant certains restaient pendant deux semaines voire un mois dans la ville », note Serge Saïd Ranarijaona, chef de gare. Mais ce rythme ne décourage pas les opérateurs.
Plus de sécurité
Pour rassurer les voyageurs et les convaincre de venir passer leurs vacances à Mahajanga, les autorités locales déploient également les moyens nécessaires pour soutenir l’économie de la Région. « Toutes les Communes environnantes de la route nationale 4 sont désormais toutes éclairées. Les voyageurs nocturnes sont alors plus en sécurité. Cela limite aussi les accidents », soutient Toky Rahaingo, représentant régional de l’Agence des transports terrestres dans la cité des fleurs. Concernant la sécurité sanitaire, les mesures nécessaires ont aussi été prises. « Un centre de désinfection est notamment déjà en place à Belobaka pour désinfecter toutes les voitures entrant dans la ville de Mahajanga. La désinfection est aussi obligatoire pour tous les moyens de transport dans la ville. Des responsables assurent déjà le suivi de cette désinfection », rajoute ce responsable.
Un trajet plus long
Le trajet semblera plus long à cause de la dégradation des infrastructures routières. Ceux qui vont voyager sur la RN 4 devront donc s’y préparer. Auparavant, le trajet se faisait en 8 heures au maximum. Aujourd’hui, le voyage dure entre 10 et 12 heures. Certains tronçons de route sont encore en bon état mais d’autres le sont moins.
Dossier réalisé par Rova Randria
Sakaraha, une ville à forte potentialité minière, attire de nombreux exploitants. Parmi eux figurent des veuves, des mères célibataires, des femmes délaissées par leurs époux,… Celles-ci font actuellement la fierté de la ville de Sakaraha à travers leurs activités. Réunies au sein d’une association dénommée « Roakemba Mahavalompo », elles ont réussi à fonder un atelier de production pour la taille et le polissage des pierres, et cela, grâce à une formation qu’elles ont suivie. Cette volonté à se surpasser malgré les impasses de la vie a vraiment touché Bavy Angelica Michelle, ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF). De passage dans cette ville située dans la partie centre-est de la Région d'Atsimo-Andrefana et accompagnée de son équipe, la semaine dernière, la ministre est allée à la rencontre de ces exploitantes de petites mines à Sakaraha. « De tel effort mérite complètement d’être appuyé pour que ces femmes deviennent des importantes productrices. Une fois cet objectif atteint, elles contribueront à la promotion du secteur ainsi qu’au développement local », a-t-elle souligné.
En outre, cette délégation ministérielle y a également apporté des machines à coudre et des couvertures ainsi que des vivres. Ces dons viennent particulièrement du Gouvernement et ont été remis aux associations regroupant des femmes et aux personnes âgées, sans oublier les personnes en situation de handicap mental. La délégation a aussi profité de cette occasion pour mener une campagne de sensibilisation autour de l’importance du planning familial, tout en promettant d’y ériger une Direction régionale du ministère de la Population. Au terme de ce périple à Sakaraha, les autorités locales qui ont été présentes sur les lieux ont toutes salué cette initiative de la ministre, non seulement de visiter leur Région mais surtout d’y acheminer de l’aide.
Recueillis par K.R.
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