Rapatriement massif depuis 2020. Le Gouvernement malagasy a rapatrié 306 travailleuses migrantes en provenance de Koweït, du Liban et d’Arabie Saoudite. Outre les impacts de la Covid-19 sur la migration de travail, bon nombre d’entre elles vivaient dans des conditions désastreuses, entre autres les cas de maltraitance ou les papiers irréguliers. Elles ont ainsi lancé un appel à l’aide pour leur rapatriement. 90 % de ces travailleuses migrantes rapatriées (TMR) viennent de la Région de SAVA, dans la partie Nord-est de l’île, selon les informations recueillies. Quelques mois après, « plus de 90 % d’entre elles, soit 9 femmes sur 10, souhaitent repartir si les frontières rouvrent. Quelques-unes tentent de le faire malgré la fermeture des frontières. Certaines sont déjà dans la Capitale et se préparent à leur départ imminent », rapporte Estelle Antilahy, consultante au sein de l’Organisation internationale de la migration (OIM). C’était hier au palais d’Etat de Mahazoarivo, lors de la restitution du rapport d’évaluation rapide sur les impacts socio-économiques de la Covid-19 sur la dynamique de migration internationale de travail au Nord-est de Madagascar. Ainsi, un départ massif dans des pays à risque ou dans de nouvelles destinations est à craindre d’ici peu.
Des mesures de protection requises
La majorité des travailleuses migrantes qui souhaitent partir ou repartir seraient déjà victimes de maltraitance dans leurs communautés d’origine. « Bon nombre de femmes rapatriées sont sans épargne à leur arrivée. De plus, elles sont confrontées à une économie de rente en souffrance depuis ces deux dernières années », reconnait Oly Ratrimosoa, Secrétaire exécutive du Bureau national de lutte contre la traite des êtres humains (BNLTEH) auprès de la Primature. Pourtant, les TMR n'ont pas bénéficié des mesures de protection ni des filets de sécurité sociale alors qu'elles sont doublement victimes de choc à cause de la pandémie.
Face à cette situation, le rapport d’évaluation rapide recommande l’adoption de mesures de protection et d’assistance technique, dont l’identification des personnes suspectes d’exploitation. La mise en place des mesures de protection sociale s’avère également indispensable. Il faudrait pour ce faire répertorier les TMR dès leur arrivée aux frontières jusqu’à leurs localités d’origine. D’un autre côté, l’adoption des mesures de prévention et de protection des candidates travailleuses migrantes régulières fait partie des recommandations. La finalisation des accords bilatéraux de travail, élaborés en 2019, est ainsi souhaitée. « Les discussions y afférentes sont toujours en cours. Ces discussions s’avèrent compliquées car les accords ne concernent pas uniquement Madagascar mais aussi d’autres Etats. Il faut prendre le temps nécessaire pour les finaliser afin qu’ils soient effectifs, bien pensés et encadrent bien les situations qu’on peut rencontrer sur le terrain », s’exprime Daniel Silva y Poveda, chef de mission de l’OIM. D’un autre côté, il faudrait améliorer la gouvernance de la migration transnationale du travail, entre autres en élaborant un système d'alerte précoce et en réglementant les agences de placement.
Patricia Ramavonirina
La célébration de la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains a été célébrée hier, 30 juillet. Il s’agit d’un phénomène mondial, affectant des millions de personnes et touchant tous les Etats. Plus de 500 flux de traites sont identifiés en Afrique subsaharienne, selon les informations. Près de 80 % des victimes sont des femmes mais le nombre des hommes a doublé ces 10 dernières années. La prostitution et le mariage forcé ou encore le calvaire des travailleurs migrants sont les formes de traite les plus courantes à Madagascar. « La traite est un crime, elle n'a pas sa place dans la société. Dénonçons les cas... », a fait part le chef de mission de l’OIM dans le pays. Notons que le BNLTEH et l’OIM ont marqué la journée d’hier par la restitution d’une évaluation rapide des impacts socio-économiques cités en sus. La vulnérabilité à la traite des personnes et à la re-victimisation - à la lumière des évènements récents de rapatriement et de retour des travailleurs migrants malagasy - a également été mise à la loupe, hier à Mahazoarivo.
Le président de l’Union africaine de judo (UAJ), Siteny Randrianasoloniaiko a été désigné par le comité d’organisation des Jeux olympiques pour remettre la première médaille d’or de la France, à la judokate Clarisse Agbegnenou chez les moins de 63 kg. Le président du Comité olympique malagasy (COM) est la première personnalité malagasy à avoir remis une médaille au podium des Jeux olympiques depuis l’histoire du plus grand évènement sportif planétaire. Mais il est aussi le premier africain à qui la tâche a été confiée. Effectivement, cet honneur lui a été rendu en tant que président de l’instance africaine de judo.
Les résultats des examens du Brevet d'études du premier cycle (BEPC), ainsi que ceux du concours d'entrée en classe de seconde au niveau des lycées publics sont sortis mercredi en fin de soirée. Hier, très tôt dans la matinée, nombreux candidats et leurs parents se sont rués vers les centres d'examen où sont affichés ces résultats.
30. Tel est le dernier chiffre rapporté par le Centre de commandement opérationnel (CCO) - Covid-19 portant sur les nouvelles contaminations au coronavirus. Cela fait quelques temps que Madagascar n’a plus enregistré un tel nombre de cas positifs. Effectivement, par rapport au bilan épidémiologique publié ces dernières semaines, ce chiffre datant du 28 juillet demeure assez inquiétant.
La tentative d’assassinat à l’encontre de la personne du Chef de l’Etat Rajoelina Andry et dont le profil des présumés auteurs se précise au fil du jour nous obnubile tant. Du cinéma ! De la plaisanterie ! De la blague ! Et que sais-je encore ! Mythe ou réalité ? Les patentés de l’opposition et ceux ou celles qui gobent aveuglément à leurs litanies s’évertuent à « ridiculiser » ou à « banaliser » voire à « mythifier » l’odieux acte.
Dans le secteur économique mondial, les grandes enseignes rivalisent d’ingéniosité pour mieux appréhender le marché. Dans la Grande île, la société « Baolai » est tout aussi active dans ce challenge. Avec du neuf, elle gâte le public. En effet, ces nouveautés sont déjà disponibles, auprès de la société
Perte de revenus conséquente. C’est, en somme, la manière dont les entreprises ont défini l’impact de la Covid-19 d’après les vagues d’enquêtes menées par l’Institut national des statistiques (INSTAT) avec l’appui financier et technique de la Banque mondiale. Les résultats de ces enquêtes ont été présentés, hier, conjointement par ces deux institutions.
Tout projet d’attentat contre la personne du Président de la République va « à l’encontre des valeurs et des dispositions constitutionnelles malagasy ». Les propos sont ceux de Richard Ramanambintana, sénateur de Madagascar au cours d’une interview hier. A l’instar de nombreuses autres personnalités publiques du pays, le parlementaire a lui aussi réagi face au projet d’attentat déjoué visant le Chef de l’Etat malagasy.
Lourd de sens ! La rencontre entre le Président Andry Rajoelina et les représentants de la Conférence des évêques de Madagascar (CEM), sous l’égide du cardinal Désiré Tsarahazana hier au Palais d’Etat d’Iavoloha, a été hautement symbolique étant donné le contexte actuel lié à l’affaire de tentative d’élimination physique du Chef de l’Etat.
A nouveau, le kidnapping s'est accompagné d'une scène de violence meurtrière à Betatao Anjozorobe, tôt le matin du 27 juillet dernier. En effet, un suspect impliqué dans une récente affaire d'enlèvements, meurt finalement sous les coups que les villageois lui ont assenés, après qu'ils l'ont bien sûr arraché des mains de la Gendarmerie.