Publié dans Politique

Retard de paiement des salaires - Une question d’assainissement et non de manque de budget

Publié le jeudi, 04 novembre 2021


Les grèves de revendications se sont multipliées au cours des derniers mois. La dernière en date est celle du personnel administratif des universités. Las du retard du versement des subventions et des salaires, l'ensemble des PTA a décidé de débrayer. Toutefois, ce problème a déjà été solutionné. Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Rindra Rabarinirinarison, « ces retards de paiement ne résultent pas du tout d’une question d’argent mais plutôt d’assainissement. Nous effectuons un nettoyage en profondeur des finances publiques. Et c’est pour cette raison que cela prend autant de temps. En tout cas, l’Etat a de l’argent. Pour preuve, le taux d’exécution budgétaire à l’heure actuelle n’est seulement que de 38%». En effet, des nombreuses irrégularités ont été constatées dans les finances publiques depuis quelque temps. «Pour le cas des organismes rattachés par exemple, les responsables demandent le déblocage des fonds et au final, l’argent n’arrive pas aux personnes auxquelles il est destiné. Un organisme déclare par exemple avoir 150 employés. Nous leur envoyons l’inspection générale de l’Etat pour vérifier que ces informations sont véridiques. Après enquête, seules 110 personnes sont vraiment des employés, les 40 autres sont des employés fictifs. Pour remédier à ce genre de situation, nous demandons alors des programmes d’emploi détaillés pour voir comment l’argent sera utilisé», détaille le ministre. Ce type de situation n’est pas anodin. C’est pour cette raison que le ministère de l’Economie et des Finances s’active dans l’assainissement de chaque département. «Cela fait suite aussi à des demandes du Président de la République», rajoute Rindra Rabarinirinarison.
Toutefois, concernant l’exécution budgétaire, le ministre estime qu’un bond d’exécution devrait être enregistré pour ce mois-ci. Ce taux devrait atteindre alors les 70% avant la fin de l’engagement, prévu pour le mois prochain.
Rova Randria

Fil infos

  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 
  • Service public - 65 000 agents accéderont au statut de fonctionnaire
  • Polyclinique Ilafy - Arrêt des séances d’hémodialyse
  • Administration publique - Relance de l’intégration des agents non encadrés de l'Etat 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff