Publié dans Politique

Ressources halieutiques - Des accords de pêche restent en eaux troubles

Publié le lundi, 18 avril 2022

Pataugeoire. Les négociations sur les accords de pêche, toujours en gestation, entre l'Union européenne (UE) et la Grande île ont du mal à accoucher jusqu'à présent. La semaine dernière pourtant, une autre société a réussi à renouveler ce précieux sésame pour une durée de deux ans à condition de payer le triple de ce qu'elle devait débourser auparavant en guise de compensation financière. Certes, l'envergure des accords ne sont pas comparable avec d'un côté un peu moins de deux milliards d'ariary pour la société Interatun et de l'autre côté, des dizaines de millions d'euros demandés à l'Union européenne.

Si lors du précédent accord, cette compensation était plafonnée à une demi-douzaine de millions d'euros pour que les navires de ces derniers puissent exploiter les fonds marins malagasy. En effet, récemment, les représentants de l'UE déploraient la stagnation de la situation du fait que tant qu'il n'y aura pas de consensus, il n'y aura pas de compensation financière. « En résumé, les négociations qui avaient fortement avancé en 2019 se basaient un peu sur les critères traditionnels de nos accords de pêche. Autrement dit, il s'agit du reversement de compensation financière sur un pourcentage par rapport aux captures effectuées par les bateaux européens. Ensuite, la partie malagasy a signifié vouloir une compensation plus importante par rapport à ces critères dits traditionnels. Par conséquent, la difficulté est que les critères sont tous un peu les mêmes dans les accords de pêche entamés avec d'autres pays. De ce fait, on ne peut pas multiplier la compensation sans relation au volume des captures, vu que c'est un principe que l'on adopte partout. Cependant, il y a des pays plus proches de l'Union européenne ou qui ont des mers plus poissonneuses et donc qui ont des compensations plus importantes financièrement en rapport avec le volume des captures effectuées », expliquaient les représentants de l'UE il y a quelques semaines. Entre temps, d'autres pavillons continuent de voguer et de pêcher sur nos eaux territoriales. A l'instar des accords de pêche destructeurs avec des investisseurs asiatiques. Ces accords auraient été conclus en décembre 2018 par les autorités de l'époque, lesquelles ont signé deux protocoles permettant l'accès aux eaux malagasy à une trentaine de navires appartenant à des investisseurs chinois, et cela à travers la société de droit malgache Côte d'Or, dont les dix actionnaires sont chinois. Des accords qui, selon la CAPE ou Coalition pour des accords de pêche équitables, confirment l'emprise grandissante des flottes d'origine asiatique sur les ressources halieutiques de Madagascar, ainsi que l'inquiétude que cela génère depuis plusieurs années chez les petits pêcheurs malagasy.

Hary Rakoto

 

Fil infos

  • Soupçons de corruption dans le recrutement à l’APMF - Un responsable en détention provisoire
  • Lutte contre la pauvreté - Base Toliara, une des solutions pérennes
  • Commémoration du 29 mars et célébration de l’Iftar - Andry Rajoelina condamne les tentatives de diviser les Malagasy
  • Vol d'un minibus Mercedes - Un chauffeur de 53 ans assassiné et démembré
  • Rumeurs de remblayages et démolitions - L’Etat rassure les habitants d’Ambatolampy- Tsimahafotsy
  • Avant le sommet de la COI - Emmanuel Macron sera en visite d’Etat à Madagascar le 23 avril
  • Epidémie de Chikungunya - La Grande île encerclée
  • 5ème sommet de la COI à Antananarivo - Un rendez-vous axé sur la sécurité et la souveraineté alimentaire
  • Kabeso du roi Toera - Le processus de rapatriement à respecter
  • Réseaux sociaux - Le SG du MCC appelle à une utilisation plus responsable
Pub droite 1

Editorial

  • Chance compromise
    En concédant une lourde et douloureuse défaite contre les Black Stars, les Barea voient leur avenir en pointillé. Madagasikara s’est incliné devant le Ghana au grand stade d’Al Hoceima par 0 à 3 buts, le 24 mars. Un match entrant dans le cadre du sixième jour des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Première défaite dans le deuxième match du franco-portugais Da Silva Corentin Martins, le nouveau coach de la sélection nationale malagasy. Une défaite amère ! Et revoilà, les Barea sombrent de nouveau et retombent dans la désillusion. Après la sixième journée des éliminatoires du Mondial, le bilan provisoire des Barea affiche trois victoires, un match nul et deux défaites. En dépit de l’échec face au Ghana, le classement n’a pas changé. Il reste 4 journées à disputer. Pour tout dire qu’en dépit de la chance compromise suite à la défaite amère contre le Ghana, Madagasikara pourra encore…

A bout portant

AutoDiff