Publié dans Politique

Taxes immobilières - Les contribuables de la CUA dans l’incompréhension

Publié le lundi, 14 novembre 2022


Obsolète. Cela fait trois décennies qu’aucune modification n’a été apportée aux modalités portant sur la fiscalité immobilière au niveau de tous les Arrondissements de la Commune urbaine d’Antananarivo. Face à cette situation, les décideurs au sein de la CUA ont ainsi adopté de nouvelles dispositions afin de remettre la rentrée de recettes de la Commune au goût du jour. Une décision qui a eu du mal à passer auprès des contribuables depuis quelques jours à en croire les avis partagés qui fusent sur les réseaux sociaux. Si certains parlent d’augmentation de plus de 100% des taxes sur les habitations, d’autres pestent en rajoutant que les impôts qu’ils doivent, désormais, payés à la Commune représentent plus que la valeur de leurs biens. En effet, les modifications des responsables communales ont été principalement apportées sur la réévaluation des biens immobiliers. « Mes parents ont construit notre maison vers le début des années 90, à l’époque il n’y avait que le rez-de-chaussée qui comprenait en tout et pour tout deux chambres, notre salon ainsi que la cuisine avec les sanitaires. Entre-temps nous avons construit deux autres étages avec les mêmes configurations que le premier niveau. Pourtant, en 25 ans, pour notre maison à trois niveaux, nous n’avons toujours payé que la valeur fiscale déclarée pour la maison d’origine que mes parents ont bâtie en 1993. Aujourd’hui, avec les nouvelles dispositions et la réévaluation effectuées par les responsables communaux, nous sommes alors dans l’obligation de payer nos impôts en rapport avec notre maison de deux étages », explique un habitant du troisième Arrondissement.


Abattement


 Selon le porte-parole de la Mairie de la Capitale, « cela fait 30 ans que la dernière taxe d'habitation a été levée à Antananarivo et fait partie des efforts déployés par le maire d'Antananarivo pour la réformer maintenant. Les taxes font partie de la contribution de chacun au développement et à l'amélioration de la ville. Des travaux comme la construction d'infrastructures à Antananarivo, la Capitale, ne peuvent être réalisés ». Il a également déclaré que  « Au profit des contribuables aux revenus les plus faibles, il existe une réduction d'impôt pouvant atteindre jusqu'à 60%. Le Bureau municipal est ouvert aux résidents de la Capitale et à ceux qui ont besoin d'informations complémentaires sur les taxes ». Cependant, des mesures d’atténuation sont proposées aux contribuables à travers des possibilités d’abattement. Pour rappel, l’abattement fiscal est une réduction légale de la base d’imposition, c'est-à-dire de l'ensemble des revenus retenus par l'administration fiscale pour calculer le montant de l'impôt. Avec cette option, les propriétaires qui sont dans l’expectative peuvent ainsi se tourner vers une alternative plus acceptable. Plus précisément, si la valeur fiscale du bien est estimée par la Commune à moins de 100.000 ariary, le propriétaire aura juste à payer un forfait de 10.000 ariary, de même que pour un bien immobilier estimé à 200.000 ariary, le contribuable devra alors s’acquitter annuellement de la somme de 20.000 ariary. Soit un abattement à hauteur de 90%. Au-delà de 200.000 jusqu’à 500.000 ariary, le taux de l’abattement sera de l’ordre de 60%, jusqu’à 1.000.000 d’ariary, ce taux sera revu à 40%. A 3.000.000 d’ariary ce sera de l’ordre de 20% et pour plus de 5.000.000 ariary, le taux d’abattement reviendra à 5%.

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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