Publié dans Politique

Turbulences à Tsimbazaza - Christine Razanamahasoa appelle au calme

Publié le lundi, 12 décembre 2022


La tension retombe mais ne se dissipe pas à l’Assemblée nationale. Moins d’une semaine après le dépôt d’une motion de censure contre le Gouvernement de Christian Ntsay par plus d’une centaine de députés à Tsimbazaza, la présidente du perchoir, Christine Razanamahasoa sort enfin du silence. Cette dernière qui a été pointée du doigt comme étant « l’instigatrice » de ce vote de défiance contre le Premier ministre et son équipe.
Le numéro un de la Chambre basse s’est exprimée dans une déclaration à la presse hier, « Face à la situation qui suscite la confusion chez les simples citoyens », selon ses termes. D’emblée, la présidente de l’Assemblée nationale a rappelé qu’ « il est du devoir des députés de contrôler les activités du Gouvernement dans l’exécution de la Politique générale de l’Etat » tout en évoquant l’article 103 de la Constitution. Ledit article stipule que « l'Assemblée nationale peut mettre en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote d'une motion de censure. Une telle motion n'est recevable que si elle est signée par la moitié des membres composant l'Assemblée nationale. Le vote ne peut avoir lieu que quarante-huit heures après le dépôt de la motion.  La motion n'est adoptée que si elle est votée par les deux tiers des membres composant l'Assemblée nationale.  Si la motion est adoptée, le Gouvernement remet sa démission au Président de la République ; il sera procédé à la nomination d'un Premier ministre dans les conditions prévues à l'article 54 ci-dessus ».  
Intérêt supérieur de la Nation
Ainsi, Christine Razanamahasoa semble vouloir justifier la démarche de ses homologues de Tsimbazaza. En revanche, elle maintient que « la majorité parlementaire et moi – même réitérons notre coopération et notre soutien au Président Andry Rajoelina dans l’intérêt supérieur de la Nation ». La Présidente de l’Assemblée nationale lance également un appel au calme et à l’apaisement.
Pour rappel, la motion de censure signée par 105 députés puis déposée auprès du Bureau permanent de la Chambre basse a été rejetée pour des raisons d’irrégularités et de non-respect des procédures. Outre la présidente du perchoir de Tsimbazaza, d’autres personnalités proches du pouvoir se sont également exprimées sur cette affaire, à l’instar du secrétaire national du parti TGV, Hery Rasoamaromaka. Jusqu’à maintenant, tout porte à croire que l’ombre d’une tension continue de planer entre l’Exécutif et la Chambre basse. A preuve, l’annulation du face – à – face prévu entre les parlementaires et le Gouvernement qui devait être à l’ordre du jour lors de cette session budgétaire.
S.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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