Publié dans Politique

Energie hydroélectrique - L'Etat adoube le projet Volobe

Publié le vendredi, 26 mai 2023

Il était temps. Après des années de négociation, la signature officielle des contrats d'achat d'électricité et de concession - effectuée hier entre l'Etat et les représentants de la Compagnie Générale d'Hydroélectrique de Volobe (CGHV)- ouvre la voie à une mise en production du projet en 2028. « La concrétisation du projet Volobe avec une capacité de production de 120 mégawatts, porte à ce jour à 400 mégawatts la production hydroélectrique nationale comme promis en début de mandat. On comptera ces 120 mégawatts de Volobe avec les 192 mégawatts de Sahofika signé en 2021, le barrage hydroélectrique de Ranomafana qui devrait produire 64 mégawatts, celui de Mandraka 3, sans compter la centrale d'Antetezambato qui, sauf changement, affichera une production de mégawatts. Autant de performances qui délesteront la JIRAMA de toutes ses difficultés », s'enthousiasme le Président de la République.

En effet, projet prioritaire du Gouvernement, la mise en service de la centrale hydroélectrique de Volobe Amont permettra d'offrir un accès à une électricité fiable et abordable à deux millions de malagasy. Le ministre de l'Energie et des Hydrocarbures, Soloniaina Rasamoelina Andriamanampisoa, les administrateurs du Conseil d'administration de la JIRAMA, Fredon Rakotondravao, Tsatobo Roger,Rasolofonantenaina José Elysé et le directeur général de la CGHV (Compagnie Générale d'Hydroélectricité de Volobe), Rémy Huber, ont franchi une étape décisive vers l'achèvement de la centrale hydroélectrique de Volobe Amont. Et ce, traduit par la signature de contrat d'achat d'électricité entre la CGHV et la JIRAMA et le contrat de concession entre la CGHV et le ministère de l'Energie et des Hydrocarbures. Cette signature officielle, élément clé du Plan Emergence de Madagascar, est à la fois une priorité pour l'Etat malagasy et une étape importante pour la transition du pays vers les énergies renouvelables et propres. 

Equilibré 

Cette étape a été franchie avec succès grâce aux compétences complémentaires d'actionnaires de référence, dont AXIAN Energy, agissant dans le secteur de l'énergie en Afrique, et la direction de la CGHV ayant travaillé au côté du ministère de l'Énergie et des Hydrocarbures et de la JIRAMA et fourni un appui institutionnel solide. L'Etat et la CGHV ont conclu un accord équilibré basé à la fois sur les intérêts communs de la population malagasy et sur la viabilité du projet. Notamment 25 ans de concession permettant au consortium d'amortir l'investissement et de céder l'infrastructure à l'Etat si celui-ci le demande ou encore une participation de l'Autorité publique dans l'actionnariat de la CGHV jusqu'à 20%. L'accord rejoint ainsi l'atteinte de l'objectif de l'Etat de réduire le prix de l'électricité jusqu'à quatre fois moins cher que le prix moyen actuel de la production. Par ailleurs, l'engagement de la CGHV à développer des partenariats avec des fournisseurs locaux et nationaux, dans le respect des réglementations relatives à l'approvisionnement pendant la phase de construction, est aussi pris en compte. De plus, parmi les projets définis dans le cadre du Plan de développement à moindre coût (PDMC) - lancé en novembre 2018 et sa version révisée en 2022 - la réalisation de celui-ci, hautement prioritaire pour Madagascar, aura un impact positif et durable tant à l'échelle nationale que régionale, ainsi qu'auprès des collectivités locales. Il permettra de générer environ 1 500 emplois directs et indirects, d'électrifier plus de 2 millions de personnes, soit 8% de population supplémentaire tout en accélérant le désenclavement de la zone Volobe grâce à la réfection de la route principale de 26km et l'installation d'un pont de 150m sur la rivière d'Ivondro.

 

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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