Publié dans Politique

Lutte contre la corruption - Madagascar entame la révision de sa stratégie nationale

Publié le jeudi, 15 février 2024


Le processus d’élaboration de la nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) de Madagascar est en cours. Le dernier Conseil des ministres en date a approuvé la mise en œuvre de celle-ci. La Grande île est actuellement dans la dernière année de mise en œuvre de la stratégie décennale (SNLCC 2015-2025). La prochaine étape du processus est la signature de l’arrêté qui met en place le comité de pilotage. Présidé par la présidente du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité Sahondra Rabenarivo, ce comité travaillera ensuite sur cette révision pendant environ neuf mois, avec l'objectif de présenter la nouvelle stratégie lors de la Journée internationale de lutte contre la corruption en décembre. Les travaux préparatoires sont en cours, avec des consultations intensives prévues pour le deuxième trimestre de 2024, suivies d'ateliers de validation et de présentation au cours du quatrième trimestre, précise la présidente du CSI, au cours d ‘une interview dans les nouveaux locaux provisoires de son entité dans le bâtiment de l’Autorité de régulation des technologies de la communication à Andohatapenaka, hier dans la matinée.
La SNLCC en cours a été initiée en 2015, avec des réformes majeures du cadre institutionnel et législatif, notamment l'adoption des lois 2016-020 et 2016-021, établissant les pôles anti-corruption et intégrant l'Agence pour la répression des infractions liées à la corruption (ARAI) et le Service de renseignement financier (SAMIFIN) dans le système anti-corruption.  Sahondra Rabenarivo souligne que les réformes passées ont établi une base solide, mais qu'il est temps de réfléchir à leur efficacité et de s'adapter aux nouvelles tendances, telles que la digitalisation comme outil anti-corruption et la prise en compte des impacts différenciés sur les droits de l'homme, en particulier pour les femmes. Le comité envisage d'élargir la perspective en incluant des domaines tels que la corruption dans le sport, un sujet d'importance croissante au niveau international.
Le processus de consultation pour l’élaboration de la nouvelle stratégie sera inclusif, impliquant la société civile, les organismes gouvernementaux, et d'autres parties prenantes, avec des descentes en région prévues pour le troisième trimestre de 2024.  Sahondra Rabenarivo souligne l'importance d'une adhésion accrue du Gouvernement et de la population, mettant en lumière les erreurs passées. La communication ouverte et les consultations approfondies sont au cœur de cette nouvelle approche. L’objectif est de créer une stratégie nationale qui reflète les réalités du terrain. Alors que le processus est en cours, la présidente du CSI confirme avoir obtenu le soutien au plus haut niveau et l'accord de principe des bailleurs de fonds.  La nouvelle SNLCC, prévue pour décembre, aspire à être une réponse dynamique, adaptée aux défis émergents de la corruption.
Lalaina A.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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